POLITIQUE

Le ministre de la Défense en Afrique avant l'envoi de Casques bleus

03/11/2016 10:57 EDT | Actualisé 03/11/2016 10:57 EDT
DANIEL LEAL-OLIVAS via Getty Images
Canadian Minister of National Defence Sajjan Harjit arrives for the UN Peacekeeping Defence Ministerial meetings at Lancaster House in London on September 8, 2016. The meeting follows the Leaders Summit on Peacekeeping in September 2015. / AFP / DANIEL LEAL-OLIVAS (Photo credit should read DANIEL LEAL-OLIVAS/AFP/Getty Images)

Le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, se rend au Mali et au Sénégal au moment où le Canada se prépare à un déploiement prochain de Casques bleus, a annoncé jeudi son ministère.

En août, le gouvernement libéral de Justin Trudeau a mis 600 soldats à la disposition des opérations de maintien de la paix des Nations unies.

Le gouvernement doit encore décider où et combien de ces soldats seront déployés, mais une annonce devrait être faite "dans les prochaines semaines", a déclaré jeudi M. Trudeau lors d'une conférence de presse.

Mercredi, M. Sajjan avait indiqué qu'il examinait "tous les aspects des conflits en Afrique" et qu'il choisirait "un endroit où le Canada peut faire une contribution significative".

Pendant son déplacement de samedi à mardi, M. Sajjan doit rencontrer des représentants des gouvernements hôtes, des ambassadeurs étrangers, des représentants des Nations unies et d'organisations non gouvernementales "pour en apprendre davantage sur les défis de la région en matière de sécurité et de défense", a indiqué son ministère dans un communiqué.

C'est la deuxième fois en moins de trois mois que M. Sajjan se rend en Afrique en préparation de ce déploiement. Il s'était rendu en août en Ethiopie, au Kenya, en Ouganda, en Tanzanie et en République démocratique du Congo.

Mercredi, l'opposition conservatrice au Parlement d'Ottawa a remis en question l'intérêt pour le Canada de déployer des soldats au Mali, "un pays où plus de 100 Casques bleus ont déjà été tués" dans le cadre de l'opération militaire internationale, déclenchée en 2013, à l'initiative de la France.

Longtemps concentrées dans le nord du Mali, les attaques de jihadistes se sont étendues à partir de 2015 vers le centre, puis le sud du pays.

Les Nations unies avaient récemment fait part de leur intérêt à voir des hélicoptères canadiens être déployés au Mali, d'où les Pays-Bas ont prévu de retirer leurs sept appareils en janvier.

Voir aussi:

Le premier cabinet de Justin Trudeau

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