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Ce que Céline Dion a dit dans la salle de presse du Gala de l'ADISQ (VIDÉO/PHOTOS)

31/10/2016 05:54 EDT | Actualisé 31/10/2016 05:54 EDT

On savait que Céline Dion serait présente au Gala de l’ADISQ, dimanche, pour aller chercher le trophée posthume décerné à la mémoire de René Angélil, mais on s’est demandé jusqu’à la dernière seconde si la chanteuse passerait ensuite en salle de presse pour faire le point sur le moment émouvant qu’elle venait de vivre.

Voici quelques extraits des déclarations de Céline adressées aux journalistes.

Céline Dion à l'ADISQ


«Je voulais m’assurer que René, moi-même, mes enfants, ma famille, les gens qui m’entourent, les gens avec qui je travaille et que je respecte énormément, qu’ils ne pensent pas que, parce que René est parti, pour vivre une autre vie, que l’amour entre lui et moi est terminé, que l’amour est mort. (…) Comme Luc Plamondon a dit, l’amour existe encore, il existera toujours. (…) Je l’ai aimé, je l’aime, je l’aimerai toujours (…).»

«Je pense qu’avant même ma prestation, tout a été dit ce soir (…) René aimait les artistes, il aimait les artisans. Je l’ai dit ce soir. Artiste lui-même, il avait un respect immense pour ce métier, pour les gens qui poussent très fort pour avoir une place, pour s’exprimer à travers la musique, à travers les chansons (…) Il était là ce soir, j’en suis persuadée. Il nous habitait (…) En tant qu’artiste, évidemment, on est très content d’en recevoir un, d’en gagner un (trophée), mais quand on vient chercher un trophée honorifique pour son mari qui n’est plus là, c’est très bouleversant. Et j’irais même jusqu’à dire que c’est tellement rempli d’amour, cette soirée, cette nomination, ce trophée, cette chanson, tout a été pensé, tout a été mis au point du mieux qu’on pouvait.»

«Marc Dupré, je l’aime beaucoup. Je trouve non seulement que c’est un chanteur exceptionnel, c’est une personne formidable. Il a gagné ce soir, je suis super contente pour lui. Bravo Marc, tu le mérites amplement! C’est sûr que c’est un petit peu une histoire d’amour, parce qu’il fait partie de la famille. C’est sûr qu’on va toujours l’encourager, mais c’est au-delà de ça. Il le mérite, il est super bon, c’est un interprète extraordinaire, et je suis contente que oui, il a beaucoup d’humour, il peut être un humoriste formidable, mais c’est un chanteur exceptionnel, et je suis contente pour lui.»

«Nous, on part tout de suite. Demain, je prépare déjà la répétition du spectacle d’après-demain. Donc je recommence mes concerts à Las Vegas après-demain. J’entre dans l’avion, demain il y a une répétition, et après-demain… Même si c’est l’Halloween! Ce n’est pas grave, ça ne compte pas. (…) Mais quand on a su que René était pour recevoir le trophée honorifique, pour ce qui est de moi, en tout cas, je n’avais aucune question. S’il avait fallu que je chante The Show Must Go On, prendre l’avion, venir chanter ou même prendre le trophée, et retourner tout de suite après pour faire The Show Must Go On à Vegas, je l’aurais fait pour lui. (…) On l’a su au mois de septembre. (Avec le temps), c’est une chanson que René et moi on a toujours adorée, et je pense que chaque chose a son temps, et ce soir, c’était le temps.»

«Quand on est de son propre vivant, on peut toujours se défendre, on peut toujours dire ce qu’on veut dire. Mais quand les gens ne sont plus là et qu’on leur rend hommage, qu’on demande à l’époux, à l’épouse, aux enfants, à la famille, aux fans, de venir chercher un trophée honorifique pour quelqu’un qui n’est plus physiquement là, c’est très difficile. C’est très touchant. Et ce qui me touche, c’est que j’ai comme deux côtés de la médaille. Je le sens vraiment présent. Je pense qu’il n’a rien manqué. Je me console en me disant que, même s’il avait été là physiquement, près de nous, j’aurais quand même porté ma robe à fleurs, j’aurais quand même eu Scott (Price) avec ses violons, un cor français, une basse (…) Il n’était pas là physiquement, c’était émouvant, mais si j’ai quelque chose à dire, c’est que René n’était pas âgé, il a souffert beaucoup, mais vraiment, je suis très reconnaissante à l’ADISQ d’avoir offert ce trophée que René méritait amplement. Si je peux insister, pour le restant des gens qui sont dans cette industrie, et qui méritent probablement, ou qui mériteront peut-être, que ça soit ici ou que ça soit ailleurs, n’attendons pas trop longtemps. N’attendons pas à demain pour remettre les choses, parce que personne ne sait ce qui peut nous arriver demain. Si nous avons l’intention d’appeler notre mère pour lui dire qu’on l’aime, si nous avons l’intention de rendre hommage ou de donner un trophée honorifique à quelqu’un, n’attendons pas que cette personne ne soit plus là. Ça serait mon message final.»