BIEN-ÊTRE

Vous êtes obsédé par l'automne? Il y a une explication scientifique à cela

24/10/2016 11:55 EDT | Actualisé 24/10/2016 11:55 EDT
Dave and Les Jacobs via Getty Images
Autumn trees over dirt path in forest

Visiblement, tout le monde aime l'automne, en particulier les fans de latte à la citrouille. Mais pourquoi cette saison nous plaît-elle autant?

«J'ai hâte de remettre mes gros pulls, de me faire un chocolat chaud, de regarder des films qui font peur, de déguster des trucs à la citrouille. C'est un temps à porter des vêtements en flanelle, à regarder le football à la télé. Un temps propice aux réunions de famille.»

«C'est le règne de la citrouille ces temps-ci, pas vrai?»

«Levez la main si, comme moi, vous aimez la fraîcheur et la mélancolie de l'automne!»

D'après Kathryn Lively, professeur de sociologie au Dartmouth College, cette obsession automnale nous vient de l'enfance.

«Dès notre plus jeune âge, nous sommes conditionnés à penser que l'automne est synonyme de tout un tas de choses excitantes», explique-t-elle au Huffington Post. «Si bien que l'on associe cette saison à la rentrée, aux nouvelles fournitures scolaires, aux retrouvailles avec les copains. Pour la plupart des gens, c'est quelque chose d'enivrant. Et, quand on est adulte, on continue de ressentir l'excitation qui a été la nôtre pendant les dix-huit premières années de notre existence.»

Pour les enfants, l'arrivée dans une nouvelle école s'accompagne généralement de nouveaux vêtements, de nouveaux stylos et crayons, de souliers neufs. C'est un nouveau départ. Le mois de septembre et, par extension, l'automne deviennent une étape, l'occasion de repartir sur de bonnes bases, à l'aube d'une nouvelle saison.

Une équipe de chercheurs qui travaillait sur la relation entre le temps et la motivation s'est aperçue que les saisons jouaient un rôle bien plus important qu'on ne le pense.

«Tout comme les repères géographiques nous aident à nous représenter l'espace, les repères temporels – les anniversaires, les vacances, les jours fériés – structurent notre perception du temps», écrivaient-ils dans un article publié en 2013 dans le Journal of Personality and Social Psychology.

Ces repères peuvent se révéler extrêmement motivants. On peut se dire, par exemple : «Allez. Cet automne, je vais vraiment apprendre à faire de bonnes soupes, parce que j'aime cuisiner et que ça me permettra de faire des économies.» L'automne fait donc office de repère temporel, après l'été, où l'on est beaucoup allé au restaurant. Quand le printemps reviendra, on sera devenu plus responsables. C'est donc l'occasion idéale de travailler sur soi.

L'automne a quelque chose de réconfortant, ajoute Kathryn Lively. Quand on habite dans une région où le passage d'une saison à l'autre est bien marqué, on sort ses vêtements chauds, ses couvertures, et on remplace la crème glacée et les salades par des soupes et des pot-au-feu (il ne faut cependant pas oublier que les journées plus courtes et les températures plus basses peuvent plonger certaines personnes dans un état dépressif).

«D'un point de vue sociologique, les émotions sont intimement liées à la perception de soi, des autres et des périodes de l'année.»

En d'autres termes, nous donnons du sens à des choses comme l’Action de grâce ou les balades en forêt sur un lit de feuilles mortes. Les souvenirs que nous partageons avec les gens que nous aimons aident à définir notre propre notion de ce qu'est l'automne. Ce qui explique que nous soyons si contents de le voir revenir.

Alors, si vous êtes impatiente de remettre vos bottines en daim, de savourer un latte épicé à la citrouille, et d'entendre le bruit des feuilles sous vos pieds, sachez que tout cela est parfaitement normal. Cela fait partie de vos acquis.

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Cet article initialement publié sur le Huffington Post États-Unis a été traduit de l’anglais.