POLITIQUE

Libre-échange: la Wallonie juge les propositions encore «insuffisantes»

21/10/2016 06:56 EDT | Actualisé 21/10/2016 07:18 EDT
Francois Lenoir / Reuters
Minister-President of Wallonia Paul Magnette and Vice-Minister-President Jean-Claude Marcourt (R) attend a debate on the Comprehensive Economic and Trade Agreement (CETA), a planned EU-Canada free trade agreement, at the Walloon regional parliament in Namur, Belgium, October 14, 2016. REUTERS/Francois Lenoir

Le chef du gouvernement de la région belge de Wallonie, Paul Magnette, ne s'est pas satisfait vendredi des dernières propositions faites par l'Union européenne et le Canada pour valider le traité de libre-échange Ceta, que les 28 dirigeants de l'UE réunis à Bruxelles le pressent d'accepter.

M. Magnette, sous intense pression depuis plusieurs jours pour donner son feu vert à l'ambitieux accord commercial, a mené ces dernières heures des négociations marathon avec les représentants de la Commission européenne et du Canada.

Devant une commission du Parlement régional wallon à Namur (sud de la Belgique), le socialiste francophone, qui tient tête seul ou presque contre tous à l'UE, a qualifié ces discussions de "très constructives".

"A ce stade, j'ai le sentiment qu'il y a des volontés d'avancer", a-t-il dit devant les députés wallons.

"Il y a de nouvelles avancées significatives qui sont faites, notamment sur le dossier agricole", a-t-il expliqué en présence de nombreux journalistes étrangers.

"En revanche, il reste des difficultés pour nous, en particulier sur le dossier de l'arbitrage", mécanisme censé régler les futurs conflits entre les Etats et les multinationales, a-t-il précisé.

Sur ce point, il a relevé des progrès. "Ceci étant, à l'analyse, ceci me paraît encore insuffisant, de même qu'une série de choses qui doivent encore être approfondies, notamment sur les services publics", a-t-il estimé.

"Nous avons aussi une contrainte temporelle. C'est que, à ce stade, même si je plaide pour que, de manière tout à fait amicale, on convienne ensemble de reporter le sommet Europe-Canada et qu'on se donne du temps pour examiner, jusqu'ici je ne parviens pas, de ce point de vue, à convaincre".

La Commission européenne avait donné à la Belgique, qui ne peut avancer sans l'aval de la Wallonie, jusqu'à la fin du sommet de Bruxelles ce vendredi pour approuver le traité Ceta et ouvrir la voie à une signature du texte le 27 octobre à Bruxelles en présence du Premier ministre canadien Justin Trudeau.


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