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Un enfant meurt, victime d'une erreur de la pharmacie

20/10/2016 10:17 EDT | Actualisé 20/10/2016 10:17 EDT
Courtoisie de Melissa Sheldrick

Lorsque le petit Andrew Sheldrick, 8 ans, est allé se coucher le 12 mars dernier, sa mère lui a donné sa dose habituelle de médicament contre la parasomnie, un trouble du sommeil. Mais il ne s'est jamais réveillé.

Son père l'a trouvé mort dans son lit le lendemain matin.

Ce n'est que quatre mois et demi après sa mort que ses parents ont appris dans le rapport du coroner qu'Andrew avait avalé un autre médicament, le Baclofen, que sa pharmacie de Mississauga, spécialisée dans la préparation de médicaments, avait substitué par erreur au Tryptophan.

La mère du garçon, Melissa, a raconté à CBC que son époux et elle n'avaient pas vu la différence.

«Le liquide contenu dans la bouteille était pareil au médicament d'Andrew et il n'a pas dit que le goût était différent.» - Melissa Sheldrick, mère du garçon

La famille a intenté une poursuite de plusieurs millions de dollars contre la pharmacie Floradale Medical Pharmacy.

Le propriétaire de la pharmacie, Amit Shah, n'a pas voulu commenter, disant qu'il avait retenu les services d'un avocat.

Le médicament que le petit Andrew a reçu par erreur, le Baclofen, est prescrit notamment aux personnes qui souffrent de sclérose en plaques. Il sert à combattre les spasmes musculaires.

Plus d'imputabilité

Sa mère a lancé une pétition pour que la province force les pharmacies à rapporter publiquement toute erreur du genre.

« Pour moi, c'est une forme de négligence. Personne ne force les pharmacies à être imputables, c'est inacceptable », dit Mme Sheldrick.

À l'heure actuelle, la Nouvelle-Écosse est la seule province à contraindre les pharmacies à rapporter toute erreur à l'Institut pour la sécurité des médicaments aux patients du Canada.

Le ministre ontarien de la Santé Eric Hoskins offre ses condoléances à la famille du petit Andrew, disant que la situation était « tragique ».

« On va continuer à collaborer avec le Collège des pharmaciens de l'Ontario et les groupes de patients pour améliorer la surveillance et la déclaration des cas, en plus de collaborer avec nos collèges pour accroître la transparence à l'endroit du public », soutient le ministre. Toutefois, il ne fait pas de promesse précise.

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