BIEN-ÊTRE

Ludwig vous aidera à perfectionner votre anglais

20/10/2016 05:43 EDT | Actualisé 20/10/2016 05:47 EDT
OCUSFOCUS

Vous aurez beau essayer, vous ne parlerez jamais aussi bien anglais qu'une personne dont c'est la langue maternelle. Il y aura toujours une tournure de phrase ou un mot qui fera tiquer les anglophones. Un site propose de pallier cet écart. Il s'appelle Ludwig et promet de corriger votre anglais à l'écrit.

"Écrire correctement en anglais, selon Antonio Rotolo, co-fondateur de Ludwig, est difficile même pour ceux qui l'étudient depuis plusieurs années. On calcule que ceux qui écrivent en anglais ont besoin de quatre fois plus de temps pour s'exprimer correctement, par rapport à un locuteur natif. Souvent avec des résultats moindres. Avec Ludwig nous voulons aider tout le monde à combler ce retard." Ce service est né en février, après deux ans de recherche pour les fondateurs de cette startup italienne, qui a reçu un prix en 2015 décerné par Telecom Italia, le plus gros fournisseur d'accès à Internet de la botte.

Cette phrase est-elle usitée?

Ludwig fonctionne comme un dictionnaire interactif de phrases. Le mécanisme est simple: l'utilisateur saisit une phrase en anglais, ou une partie de phrase, pour vérifier qu'elle soit correcte. Ludwig consulte la base de données et, en une fraction de seconde, restitue des exemples de la phrase saisie et ses contextes d'utilisation. Une vision d'ensemble rapide et efficace qui permet à l'utilisateur de comprendre si la phrase est réellement utilisée et, si c'est le cas, comment.

Si vous souhaitez rédiger une lettre en anglais, vous l'écrivez et entrez vos formulations sur le site pour vérifier leur exactitude. Seules des phrases écrites sur des sites «sérieux»sont répertoriées comme indicateurs (The New York Times, Pub Med, Forbes...).

Dans le même ordre d'idées, il y avait déjà le site Linguee, spécialisé dans la traduction instantanée via la proposition de phrases similaires, une sorte de Google Translate amélioré. Mais pour l'une des personnes travaillant à Ludwig, la différence entre les deux sites est flagrante. "Nous ne faisons pas de traduction, nous ne travaillons qu'en une seule langue, explique Daniele Taglivia au HuffPost. Autrement dit, Linguee fait plein de choses, nous n'en faisons qu'une."

Ludwig compte lancer une application d'ici la fin de l'année. Ses créateurs le décrivent "comme une sorte de petit frère de Google, avec un doctorat en linguistique computationnelle". Rien que ça. Le fait est que la plateforme est intuitive. Elle compterait déjà 150 000 utilisateurs dans 180 pays.

VOIR AUSSI:


  • Le Seigneur des Anneaux

    J.R.R. Tolkien a inventé plus de dix langues et autant d'alphabets pour échafauder l'univers du Seigneur des Anneaux. Il aurait été dommage de ne pas en profiter dans la trilogie de Peter Jackson adaptée de l'œuvre du professeur.



    Chaque peuple de la Terre du milieu possède donc sa propre langue, vous avez le choix entre le sindarin ou le quenya pour les Elfes, le khuzdul pour les Nains ou l’adûnaic pour les hommes de Númenor.
  • La Guerre du feu

    La Guerre du feu, réalisé par Jean-Jacques Annaud, et sorti en 1981, a beau être un film d'aventure préhistorique, il n'est pas dépourvu d'intérêt en matière de langage.



    Le Ulam, parlé par les trois tribus d'Homo sapiens suivies par le spectateur, a été inventé par le linguiste Anthony Burgess. Même si les dialogues ne sont pas intelligibles, ils ont pourtant été conçus de manière réfléchie.
  • Avatar

    James Cameron ne veut rien laisser au hasard. Pour sa saga de science-fiction, le réalisateur américain a demandé au linguiste Paul Frommer d'inviter un dialecte que les habitants de Pandora, les Na'vi, pourront utiliser pour casser du sucre sur le dos des humains.



    Frommer s'est reposé sur la grammaire de certaines langues polynésiennes mais a surtout pu compter sur le zèle de Cameron qui avait déjà écrit des mots et composé des chansons en langage Na'vi.
  • Blade Runner

    Quelle langue parle-t-on dans le Los Angeles de Blade Runner en 2019? Beaucoup d'anglais contemporain, certes, mais aussi un joli melting pot imaginé par l'acteur Edward James Olmos.



    Celui qui incarne Gaff mélange hongrois, allemand, français et quelques ingrédients inconnus pour s'exprimer dans une sorte de melting pot vaguement proche de l'Esperanto.
  • John Carter

    Disney a peut-être perdu beaucoup d'argent avec cette libre adaptation du roman de science-fiction Une princesse de Mars de l'auteur américain Edgar Rice Burroughs, paru en 1917, mais le cinéma s'est enrichi d'un nouveau langage.



    Le Barsoomian a été élaboré par... Paul Frommer qui a du prendre en compte le fait que les pronoms et les prépositions s'échangent de manière télépathique.
  • Jacky au Royaume des Filles

    En république populaire et démocratique de Bubunne, on parle français avec quelques nuances comme le confiait Riad Sattouf le réalisateur au HuffPost. "J'ai féminisé certains mots d'autorité. Un blasphème est devenu une 'blasphèmerie'."



    "Ce jeu sur le langage me permet de renvoyer une image miroir du monde réel", poursuit le cinéaste. "Dans l'autre sens, j'ai pris une culotte, qui est plutôt sexy quand on l'associe à une fille, pour la transformer en 'culottin', qui s'avère un peu ridicule quand il est porté par des hommes se trémoussant devant une glace."
  • Star Trek

    Le klingon est parlé par une espèce extraterrestre venant de la planète Kronos. Il apparaît notamment dans le sixième volet de la franchise Star Trek (Terre inconnue). Elle a été élaborée par Marc Okrand.



    Sa grammaire inspirée des langues amérindiennes et sa syntaxe agglutinante n'ont pas empêché les Trekkies de l'apprendre (grâce notamment à l'institut dédié fondé aux États-Unis qui dispense un enseignement reconnu).
  • Star Wars

    Tout le monde aurait besoin d'un bon droïde protocolaire pour être capable de décrypter le langage d'un Hutt. Dans le bestiaire de Star Wars, George Lucas offre à Jabba quelques mots de vocabulaire dans sa langue natale.



    Des répliques que le réalisateur n'a jamais offert aux pauvres Ewoks, peluches d'Endor pourtant portées sur la chanson. Enfin, seule une fréquentation assidue de Chewbacca permet à Han Solo de décrypter le wookie.

  • Le Jour où la Terre s'arrêta

    Dans ce classique pacifiste de la science-fiction réalisé par Rober Wise, Klaatu et le robot Gort débarquent à Washington en soucoupe afin d'avertir la population qu'elle courre à sa perte.

    Peu de dialogue en langue extraterrestre mais une phrase devenue culte: "Klaatu barada nikto" imaginée par le scénariste du film Edmund H. North et dont le sens précis reste sujet à interprétation.

  • Les Minions

    "Helopo" pour "au secours", "mina" pour le chat, le langage des Minions est un des atouts qui expliquent leur domination au box-office. Universal l'a exploité en sortant notamment une application mobile qui permet de les traduire.



    "La manière dont je procède techniquement, c’est que je m’enregistre au ralenti pour me remettre ensuite à vitesse réelle – qui semble du coup accélérée", explique Pierre Coffin dans Le Point. "Tout est dans la mélodie des sonorités: on comprend instinctivement."