POLITIQUE

Le gouvernement Trudeau face à d'importantes décisions un an après son élection

15/10/2016 04:55 EDT | Actualisé 16/10/2016 06:35 EDT

Mercredi marquera le premier anniversaire de la victoire électorale des troupes menées par Justin Trudeau. Un an après le retour au pouvoir des libéraux à Ottawa, force est de constater que les défis qui attendent ce gouvernement demeurent énormes.

Un texte de Mathieu Gohier

Au lendemain de leur victoire du 19 octobre 2015, les libéraux voulaient bien sûr appliquer le programme avec lequel ils venaient de se faire élire, mais ils voulaient aussi changer l'image et l'attitude du gouvernement fédéral.

« Les dernières années du gouvernement Harper, les gens avaient l'impression que le gouvernement était fermé, que tout se passait en secret. Alors nous avons essayé dès les premières heures de changer le ton », explique en entrevue à l'émission Les coulisses du pouvoir Dominic LeBlanc, ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne.

La croissance de l'économie canadienne reste en deçà des attentes et le déficit fédéral atteint cette année les 30 milliards de dollars, si bien que la tâche qui attend les libéraux demeure titanesque.

Pendant que plusieurs décisions importantes se font attendre, notamment en matière de projets de pipeline comme Énergie Est, les libéraux tendent l'oreille et consultent les Canadiens sur une foule d'enjeux. Mais quand arrivera l'heure des choix difficiles? Dominic LeBlanc reconnaît que son gouvernement devra trancher.

« Je pense qu'on n'a jamais tort d'écouter les gens. Mais je suis d'accord [...], à un moment donné, après qu'on ait consulté, qu'on ait écouté les idées des Canadiens, après avoir été ouverts à de meilleures idées que nous avons eues il y a deux ans quand on a commencé à bâtir la plateforme électorale, les gens s'attendent à ce que le gouvernement agisse », dit-il.

Une opposition déçue... et à la recherche de repères

Si conservateurs et néo-démocrates admettent que le ton a changé à Ottawa depuis un an, sur le fond, l'opposition demeure déçue.

Alain Rayes, député conservateur de Richmond-Arthabaska, dit encore attendre les résultats concrets des promesses libérales faites en infrastructures.

« On attend encore cet argent-là sur le terrain. Ç'a été annoncé à grands coups, mais je peux vous dire que dans les communautés et en région particulièrement, si on sort de Montréal, Toronto et Vancouver, il n'y a pas d'annonces en ce moment. Il n'y a pas de création d'emplois comme cela a été annoncé », déplore celui qui a fait le saut sur la scène fédérale en 2015.

Au NPD, on se plaît plutôt à dire que la seule chose qui a vraiment changé en un an, c'est l'attitude du gouvernement; aux yeux des néo-démocrates, les prises de position conservatrices et libérales demeurent difficiles à distinguer.

« Quand on gratte et qu'on va au-delà de l'image, c'est ce qu'on constate. Les accords de libre-échange avec l'Europe et l'Asie, c'est la même chose; le mécanisme de transfert d'argent aux provinces en santé, c'est exactement la même chose. C'est blanc bonnet, bonnet blanc », soutient le député de Rosemont–La Petite-Patrie Alexandre Boulerice.

Sauf que les cicatrices laissées par la dernière élection sont toujours visibles dans l'opposition. Tous les partis, y compris le Bloc québécois, sont à la recherche d'un chef permanent qui saura donner la réplique au premier ministre.

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