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France: Sarkozy et Juppé évoquent leurs déboires judiciaires dans un débat télévisé

13/10/2016 04:59 EDT | Actualisé 15/11/2016 10:57 EST
MARTIN BUREAU via Getty Images
Former French President and candidate for the right-wing Les Republicains (LR) party primaries Nicolas Sarkozy takes part in the first televised debate between the seven candidates for France's right-wing presidential nomination ahead of the 2017 presidential election, on October 13, 2016 at the studios of French private television channel TF1 in La Plaine-Saint-Denis, north of Paris. The debate is the first of three ahead of a primary widely seen as the main battle for the presidency, with unemployment, terrorism and immigration uppermost in the minds of voters, according to recent polls. / AFP / POOL AND AFP / Martin BUREAU (Photo credit should read MARTIN BUREAU/AFP/Getty Images)

L'ancien président français Nicolas Sarkozy et son principal rival à la primaire de droite, l'ex-Premier ministre Alain Juppé, ont évoqué leurs déboires judiciaires, l'un pour se blanchir, l'autre pour laisser décider les Français de l'importance de sa "faute", lors du premier débat télévisé entre les candidats jeudi soir.

"Aujourd'hui, les Français ont la décision au bout de leur bulletin de vote. S'ils estiment que ma faute me disqualifie, ils ne m'éliront pas", a déclaré Alain Juppé, grand favori dans les sondages. L'ex Premier ministre avait été condamné en 2004 à un an d'inéligibilité dans une affaire d'emplois fictifs.

Nicolas Sarkozy a pour sa part affirmé que son "casier judiciaire, après 37 ans de vie politique, (était) vierge. Je n'ai jamais été condamné", a-t-il souligné. L'ancien président est toutefois mis en examen (inculpé) dans deux affaires pour corruption et trafic d'influence et pour financement illégal de sa campagne présidentielle en 2012.

"Croyez-vous que si j'avais quoi que ce soit à me reprocher, je me lancerais dans cette campagne ?" a-t-il encore lancé avec défiance.

Plusieurs des autres candidats à la primaire ont, eux, évoqué la nécessité d"exemplarité" et d'"honnêteté" des prétendants.

M. Sarkoy était jeudi soir la cible privilégiée de ses concurrents, tandis qu'Alain Juppé se tenait lui un peu en retrait, déroulant ses propositions et laissant les cinq outsiders attaquer l'ancien chef de l'Etat.

La première pique est venue de Jean-François Copé, ancien ministre du Budget de Nicolas Sarkozy (2007-2012), qui lui a reproché dès la première seconde de ne pas avoir réalisé la "rupture" qu'il avait promise lors de sa campagne en 2007.

"On a gouverné ensemble", a rétorqué, visage fermé, Nicolas Sarkozy, qui a promis une alternance "énergique, immédiate et concrète".

Mais Bruno Le Maire, son ancien ministre de l'Agriculture, a immédiatement surenchéri. "Si vous voulez que tout continue comme avant, eh bien vous avez tout sur ce plateau", a-t-il lancé, face à la caméra et seul homme sans cravate, en se présentant comme le candidat du "renouveau".

Les échanges ont ensuite porté sur les questions économiques et sociales: chômage, temps de travail, place des syndicats et niveau d'imposition fiscale.

Critiqué par un candidat, Nicolas Sarkozy, sur la défensive, a rétorqué: "chacun pense ce qu'il veut. Si on est tous candidats, c'est qu'on n'a pas les mêmes idées !"

A l'issue de la première heure d'émission, c'est lui qui avait consommé la plus grande partie de son temps de parole.

Six hommes et une femme sont en lice pour la primaire de l'opposition de droite, qui se tiendra les 20 et 27 novembre. L'enjeu est d'autant plus grand que son vainqueur aura de fortes chances d'être élu au printemps 2017. Compte tenu du marasme à gauche, les sondages prédisent en effet un second tour de la présidentielle entre le champion de la droite et la candidate de l'extrême droite, Marine Le Pen, puis la défaite de cette dernière au second tour.

Voir aussi:

  • Nicolas Sarkozy, l'ex qui veut redevenir Président
    Reuters
    Âge: 61 ans
    Mandat en cours: aucun
    Plus haute fonction exercée: président de la République (2007-2012)
    Slogan: Tout pour la France
    Stratégie: Imposer ses thèmes de droite et son tempo.
    Vie privée: marié, quatre enfants.
  • François Fillon, le Thatcher français
    AFP
    Âge: 62 ans
    Mandat en cours: député de Paris
    Plus haute fonction exercée: Premier ministre (2007-2012)
    Slogan:
    Stratégie: La rupture libérale.
    Vie privée: marié, cinq enfants.
  • Nathalie Kosciusko-Morizet, la guerrière
    AFP
    Âge: 43 ans
    Mandat en cours: députée de l'Essonne
    Plus haute fonction exercée: ministre de l'Ecologie (2010-2012)
    Slogan: "Nous avons changé de monde"
    Stratégie: Incarner la droite moderne (à gauche de la droite).
    Vie privée: divorcée, deux enfants.
  • Alain Juppé, le favori
    AFP
    Âge: 71 ans
    Mandat en cours: maire de Bordeaux
    Plus haute fonction exercée: Premier ministre (1995-1997)
    Slogan: L'identité heureuse
    Stratégie: Être le plus rassembleur
    Vie privée: marié, trois enfants.
  • Jean-François Copé, le revenant
    AFP
    Âge: 52 ans
    Mandat en cours: député de Seine-et-Marne (et maire de Meaux)
    Plus haute fonction exercée: président de l'UMP (2012-2014)
    Slogan: Pour un sursaut français
    Stratégie: La droite décomplexée, sans le pain au chocolat.
    Vie privée: marié, quatre enfants.
  • Bruno Le Maire, le quadra qui en veut
    AFP
    Âge: 47 ans
    Mandat en cours: député de l'Eure
    Plus haute fonction exercée: Ministre de l'Agriculture (2009-2012)
    Slogan: Le renouveau c'est Bruno
    Stratégie: S'imposer comme la relève
    Vie privée: marié, quatre enfants.
  • Jean-Frédéric Poisson, le nouveau Boutin
    AFP
    Âge: 53 ans
    Mandat en cours: député des Yvelines
    Plus haute fonction exercée: président du Parti chrétien démocrate (depuis 2013)
    Slogan: Libérons nos convictions
    Stratégie: Consavateur et souverainiste
    Vie privée:

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