POLITIQUE

Le premier ministre français Manuel Valls au Canada pour parler échanges commerciaux

11/10/2016 06:04 EDT | Actualisé 11/10/2016 06:04 EDT
ASSOCIATED PRESS
French Prime Minister Manuel Valls waves t the media after the first cabinet meeting since the summer break at the Elysee Palace in Paris, Monday, Aug.22, 2016. (AP Photo/Michel Euler)

Le premier ministre français Manuel Valls se rend en visite officielle au Canada à partir de mercredi, pour discuter du climat, du Mali et du traité de libre-échange avec l'Union européenne (Ceta).

La première visite officielle au Canada de Manuel Valls en tant que premier ministre devait initialement se tenir mi-juin mais avait été reportée à cause de manifestations en France et de l'Euro-2016 de football.

Il se rendra d'abord à Ottawa, la capitale fédérale, où il passera la matinée du jeudi avec son homologue canadien Justin Trudeau qui, depuis son arrivé au pouvoir il y a un an, tente de faire revenir son pays sur la scène internationale.

Les deux hommes devraient discuter de la manière dont la Paris et Ottawa "peuvent coopérer ensemble, notamment sur les crises mondiales, les questions environnementales et de changement climatique", a précisé l'entourage de Manuel Valls.

La question du réinvestissement du Canada dans les opérations de maintien de la paix des Nations unies va être abordée, a-t-on précisé de source diplomatique, le Canada souhaitant par exemple apporter un soutien logistique au Mali.

Autre objectif de cette rencontre: "explorer les façons d'accroître les échanges commerciaux entre les deux pays" et donc discuter de "la mise en œuvre de l’Accord économique et commercial global" (Ceta), selon un communiqué du premier ministre canadien.

Ce traité de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne doit être signé le 27 octobre à Bruxelles lors d'un sommet en présence de Justin Trudeau, mais il devra ensuite être ratifié par les parlements des états membres.

Or certains pays, dont l'Allemagne, l'Autriche ou la Belgique, ont récemment exprimé des réserves sur cet accord très décrié par des syndicats ou des associations et partis de gauche.

M. Valls devrait rassurer son interlocuteur sur la nécessité de ce traité, qui sera aussi au coeur de la rencontre prévue jeudi après-midi avec M. Trudeau et le chef du gouvernement du Québec, Philippe Couillard, à Montréal.

Vendredi, M. Valls se rendra à Québec, où il discutera avec M. Couillard de "l'économie, le numérique, la jeunesse, la promotion de la langue française, la lutte contre les changements climatiques, la prévention de la radicalisation et la stratégie maritime", selon un communiqué du premier ministre du Québec.

A cette occasion, des responsables québécois et français se rendront à Rimouski, à 250 km au nord-est de Québec, pour inaugurer l'Institut France-Québec maritime, qui analysera les aspects économiques, environnementaux et sociaux de la stratégie maritime du Québec.

Manuel Valls sera samedi à Saint-Pierre-et-Miquelon, archipel français situé dans l'Atlantique nord en face de l'embouchure du Saint-Laurent. Il évoquera notamment le développement économique, maritime et touristique de ce territoire d'environ 6 000 habitants, qui a fêté en juin le bicentenaire de sa rétrocession à la France.

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