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Harcèlement: la GRC va indemniser plus de 500 employées (VIDÉO)

06/10/2016 02:17 EDT | Actualisé 06/10/2016 02:57 EDT

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a présenté jeudi ses excuses à au moins 500 agentes et employées civiles, victimes depuis plus de 40 ans de discrimination et de harcèlement, annonçant une enveloppe de 100 millions de dollars pour les dédommager.

Cet accord à l'amiable, qui doit encore être validé par la justice, règle deux poursuites collectives différentes au nom de plus de 500 membres de la GRC, anciennes ou actuelles.

Quelque 20 000 femmes sont passées dans les rangs de la police fédérale canadienne depuis l'année de référence, 1974, et il est attendu que plusieurs dizaines d'autres victimes potentielles se manifestent.

"À toutes les femmes touchées par l'inaptitude de la GRC à assurer des conditions de travail exemptes de harcèlement et de discrimination; au nom de tous nos dirigeants, superviseurs et gestionnaires, et de tous les commissaires: c'est humblement et solennellement que je vous présente aujourd'hui nos excuses les plus sincères", a lancé en conférence de presse le grand patron de la police fédérale, le Commissaire Bob Paulson.

Cet accord "tourne la page sur une période profondément troublante et regrettable de l'histoire de notre service de police nationale" et témoigne de "l'engagement (du gouvernement) à veiller à ce que toutes les femmes à la GRC (...) se sentent en sécurité et respectées par leurs collègues et supérieurs".

Présente à la conférence de presse, l'ex-agente Janet Merlo, à l'origine il y a cinq ans d'un des deux recours collectifs, a jugé que ce règlement constitue "un point tournant" et marque le "début d'une nouvelle ère".

Sans dévoiler le contenu précis de l'accord à l'amiable, étant donné que celui-ci doit encore être approuvé par la cour fédérale, Bob Paulson a indiqué que la GRC s'était engagée à faire évoluer sa structure pour réagir plus rapidement lors de tels manquements, et que le processus d'indemnisation serait pris en charge par un ancien juge de la Cour suprême, Michel Bastarache.

"Le harcèlement à la GRC a été favorisé par une culture organisationnelle qui s'est établie au fil du temps, à contre-courant des valeurs des collectivités que nous servons", a-t-il déploré.

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