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Pour la Suisse, le Canada redevient un partenaire fréquentable

03/10/2016 09:10 EDT | Actualisé 03/10/2016 09:10 EDT
Sean Gallup via Getty Images
HOHENHAMELN, GERMANY - MARCH 04: Wind turbines and electricity pylons flank the Mehrum coal-fired power plant (Kohlekraftwerk Mehrum) on March 4, 2013 near Hohenhameln, Germany. German Environment Minster Peter Altmaier and Economy Minister Philipp Roesler rcently proposed a set of measures that would cut subsidies to the renewable energy industry, amove industry representatives claim would stifle renewable energy growth. Germany has set ambitious goals for increasing the renewable energies share of domestic power production, yet critics decry the perceived high cost. (Photo by Sean Gallup/Getty Images)

Le Canada apparaît à nouveau comme un acteur crédible sur la scène internationale, a estimé lundi la vice-présidente de la Confédération helvétique Doris Leuthard, souhaitant une renégociation de l'accord de libre-échange entre les deux pays.

"Les Canadiens sont devenus à nouveaux des partenaires" au niveau international "ce qui n'était pas le cas auparavant", a indiqué Mme Leuthard, lors d'une conférence au Conseil des relations internationales de Montréal (Corim).

Elle faisait référence au nouveau gouvernement mené depuis un an par le premier ministre libéral Justin Trudeau, qui a succédé au conservateur Stephen Harper.

Mme Leuthard, qui est aussi ministre de l'Environnement et des Transports, a souhaité "arriver à un partenariat renforcé" entre la Suisse et le Canada pour "ensemble arriver à une économie verte et durable".

La responsable suisse, qui s'exprimait au moment où M. Trudeau promettait une taxe sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) dans le cadre de la ratification en cours de l'accord de Paris sur le climat, a poussé le Canada à s'engager plus avant dans les énergies renouvelables.

La chute des prix du pétrole depuis deux ans "a des répercussions tangibles sur notre énergie renouvelable traditionnelle", à savoir l'hydroélectricité, a-t-elle relevé.

Une des conséquences pour le climat d'une énergie fossile bon marché est le retard pris dans l'innovation et la recherche pour des énergies renouvelables ou sur l'investissement dans des infrastructures de transport ou de construction moins émettrices de GES, a-t-elle ajouté.

La Suisse --"pays le plus innovateur d'Europe", selon elle-- veut inciter d'autres partenaires à s'engager résolument dans les énergies vertes par le biais d'"une stratégie numérique".

Un pays "qui mise sur l'innovation dans sa politique énergétique aura du succès dans sa politique climatique", a lancé Mme Leuthard devant des représentants du monde de l'entreprise et de responsables politiques généralement fustigés pour leurs stratégies tournées sur le pétrole au Canada.

Doris Leuthard a aussi demandé une renégociation de l'accord de libre-échange entre le Canada et la Suisse, datant de 2009, en raison de l'importance grandissante de l'économie numérique. Une adaptation également souhaitée avec l'accord de libre-échange (Ceta) sur le point d'être signé entre le Canada et l'Union européenne.

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