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Méga-fusion dans le monde de la bière: AB InBev avale SABMiller (VIDÉO)

28/09/2016 05:49 EDT | Actualisé 28/09/2016 10:53 EDT

Les contours d'un nouveau géant mondial de la bière prennent forme: les actionnaires du numéro un du secteur, le belgo-brésilien AB InBev, se sont prononcés mercredi en faveur du rachat du numéro deux, le britannique SABMiller.

"Nous sommes heureux que le vote de nos actionnaires nous permette de franchir une étape supplémentaire vers le regroupement de nos sociétés", a affirmé le PDG d'AB InBev, Carlos Brito, cité dans un communiqué.

Les actionnaires de SABMiller, réunis à Londres, doivent eux aussi se prononcer dans la matinée sur cette méga-fusion, prévue de longue date.

S'ils donnent eux aussi leur feu vert, AB InBev et ses marques Corona, Stella Artois, Leffe ou Budweiser, engloutira le britannique SABMiller, propriétaire de Foster's ou Coors.

Les deux partenaires s'étaient mis d'accord à l'automne 2015 sur les termes financiers de l'opération: AB InBev devait payer 44 livres par action SABMiller.

Mais le vote britannique en faveur du Brexit a fait plonger la livre sterling, ce qui l'a poussé à relever son offre d'une livre. A désormais 45 livres par action, SABMiller est valorisé autour de 79 milliards de livres (103 milliards de dollars). L'une des plus importantes acquisitions de l'histoire.

Cette nouvelle offre se situe "dans le bas de la fourchette", mais est acceptable, a tranché fin juillet le conseil d'administration de SABMiller, qui a recommandé à ses actionnaires de l'accepter.

Plusieurs actionnaires de SABMiller ont cependant manifesté leur mécontentement face à la perspective d'une opération financière désormais nettement moins intéressante que prévu.

L'un d'entre eux, le groupe de services financiers Aberdeen Asset Management, qui possède autour de 0,64% des actions, a prévenu qu'il voterait contre l'opération, jugeant qu'elle sous-évaluait SABMiller. Il a appelé les autres actionnaires à faire de même.

Au moins 5 500 suppressions de postes

Si le processus de fusion se poursuit sans accroc, celle-ci sera officialisée le 10 octobre. Dès le lendemain, le titre du nouveau groupe sera coté principalement à Bruxelles, avec des cotations secondaires à Johannesburg - où SABMiller tient ses origines - et à Mexico.

Le siège administratif du futur géant mondial sera installé à Louvain en Belgique et le "bureau de management fonctionnel mondial" à New York, une structure qui était déjà celle d'AB Inbev avant l'opération.

"Après la finalisation du rapprochement, il est prévu de conserver les bureaux de SABMiller à Woking (Royaume-Uni) pendant une période transitoire", a précisé AB InBev.

L'activité du futur groupe sera divisée "en neuf zones géographiques" à travers le monde "afin de maximiser les opportunités de croissance".

Dans le viseur, les marchés chinois et africains.

Parmi les sièges régionaux: Saint-Louis pour l'Amérique du Nord, Mexico pour l'Amérique centrale ou encore Johannesbourg pour l'Afrique.

Le QG administratif de Louvain servira également de siège régional pour l'Europe. Située à 30 km de Bruxelles, en Flandre, cette ville touristique et universitaire est le berceau historique du groupe brassicole belge.

Le plan d'AB Inbev prévoit par ailleurs la suppression d'au moins 5.500 emplois en trois ans. Des suppressions qui pourraient être encore plus importantes, car les prévisions n'ont "pas été possibles" partout, indique le brasseur dans différents rapports.

AB InBev emploie "150 000 collaborateurs basés dans 26 pays" selon son dernier rapport financier. SABMiller compte quant à lui environ "70 000 employés dans plus de 80 pays" d'après son site internet.

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