DIVERTISSEMENT

Un 45e Festival du nouveau cinéma foisonnant

28/09/2016 10:47 EDT | Actualisé 28/09/2016 11:51 EDT

Le Festival du nouveau cinéma (FNC) a dévoilé mardi la programmation de sa 45e édition. Du 5 au 16 octobre, 380 films – 138 longs métrages et 170 courts métrages – en provenance de 62 pays, dont 43 premières mondiales seront présentés.

En ouverture de la manifestation, Un ours et deux amants (Two Lovers and a Bear) de Kim Nguyen. Présenté à la Quinzaine des réalisateurs, le cinquième long métrage du réalisateur de Rebelle met à l’affiche Dane DeHaan et Tatiana Maslany.

Cette année, 18 films seront en compétition pour la Louve d’or dont Maudite Poutine de Karl Lemieux, seul représentant québécois dans la sélection. On compte d’ailleurs dans cette section plusieurs opus remarqués, tel le formidable Toni Erdmann de l’Allemande Maren Ade qui a fait tout effet parmi les critiques de la Croisette en mai dernier. D’autres titres à surveiller: on pense au magnifique film d’animation La Tortue rouge du Néerlandais Michael Dudok De Wit et The Giant du Suédois Johannes Nylhom.

Les incontournables de l’année cinéma sont toujours aussi nombreux. De Cannes, Berlin, Venise ou Toronto, plusieurs productions qui ont déjà brillé dans les festivals internationaux comme le touchant Aquarius du Kleber Mendonça Filho, Les beaux jours d’Aranjuez de Wim Wenders, l’étrange Daguerrotype de Kiyoshi Kurosawa, Frantz de François Ozon, Gimme Danger de Jim Jarmusch. Ajoutons à cette liste, American Honey d’Andrea Arnold, Mademoiselle de Park Chan-Wook, Neruda de Pablo Larraín et The Woman Who Left, Lion d’or à la Mostra de Venise.

Du côté des productions locales, 16 films de la sélection Focus réunissent des œuvres récentes de cinéastes québécois et canadiens. Olivier Asselin y offrira sa dernière proposition Le Cyclotron. D’autres films attirent l’attention: Stealing Alice de Marc Séguin, La chasse au collet de Steve Kerr ou Les arts de la parole d’Olivier Godin.

Le festival inaugure une nouvelle section nommée eXPlore qui propose tout un menu lié aux nouvelles tendances technologiques. Installations, films à expérience, rencontres et conférences constituent ce volet du futur. Ceux qui voudront poursuivre dans l’expérimental pourront profiter d’un certain nombre d’œuvres dites audacieuses. Citons par exemple Déserts de Charles-André Coderre et Yann-Manuel Hernandez, Lampedusa de Peter Schreiner et Un rêve solaire de Patrick Bokanowski.

Pas moins de 22 films vous attendent dans la section Panorama international. On tend l’oreille sur les titres Affame ton chien de Hicham Lasri, Merci patron! de François Ruffin, Les colons de Shimon Dotan, Fallow de Laurent Van Lancker et Le peuple interdit d’Alexandre Chartrand.

Films de la semaine


Dans la section Temps 0, là aussi quelques perles. Je me tue à le dire de Xavier Seron, The End de Guillaume Nicloux, Apnée de la troupe de théâtre Les Chiens de Navarre et le phénomène Prank de Vincent Biron. Les cinéastes japonais sont également bien représentés (Sadako vs. Kayako de Kôji Shiraishi, Destruction Babies de Tetsuya Mariko, etc.). En plus de la présentation de Antiporno, deuxième chapitre osé de la trilogie d’un «roman porno» signé Sion Sono, le réalisateur emblématique sera la vedette du documentaire intitulé The Sion Sono de Arata Oshima. Restons dans le même sujet puisqu’on aura droit à Porno e Liberta, documentaire de Carmine Amoroso sur l’univers de la porno italienne dans les années 1970.

En ce qui concerne les hommages et les rétrospectives, Éléphant Classiq proposera des versions restaurées de Fierro… l’été des secrets d’André Melançon, disparu récemment. L’organisme fera un hommage à Jean-Pierre Lefebvre avec la projection de la trilogie d’Abel (Il ne faut pas mourir pour ça, Le vieux pays où Rimbaud est mort et Aujourd’hui ou jamais).

En plus de trois longs métrages du regretté Krzysztof Kieślowski (The Calm, Camera Buff, Blind Chance), le public pourra compter sur les classes de maître de l’Israélien Nadav Lapid et de l’Autrichien Ulrich Seidl. On ne manquera pas non plus la projection spéciale de l'étonnant Ceux qui font les révolutions à moitié n’ont fait que se creuser un tombeau de Mathieu Denis et Simon Lavoie, élu meilleur film canadien au dernier TIFF.

Des courts métrages, un retour sur le mouvement Dada qui célèbre ses 100 ans, et des documentaires à foison sur le 7e art (Notfilm, Voyage à travers le cinéma français, The First Film), le FNC convie le public à plusieurs rendez-vous cinéphiliques. Les jeunes auront droit à leur moment de bonheur puisque le volet Les P’tits Loups est de retour avec dans ses bagages deux épisodes de Wallace & Gromit et Les malheurs de Sophie de Christophe Honoré.

En clôture, Maliglutit de Zacharias Kunuk. En s’inspirant de The Searchers, le western de John Ford, le réalisateur de Atanarjuat, la légende de l’homme rapide est de retour avec une œuvre ancrée dans la communauté inuite de l’Arctique.

Pour tous les détails sur la programmation, c'est ici.

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