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Netsweeper: une firme du Canada complice de la censure de l'internet au Bahreïn?

21/09/2016 05:41 EDT | Actualisé 21/09/2016 05:41 EDT
Alamy

Parmi les principaux artisans du système de censure du web de la petite principauté arabe du Bahreïn figure une entreprise canadienne de logiciels, Netsweeper, basée à Waterloo, en Ontario.

Dans un recherche publiée mercredi, la compagnie de surveillance de l'internet Citizen Lab précise que Netsweeper contribue au Bahreïn au blocage de diffusion de nouvelles, d'informations transmises par des organisations d'opposition politique et des groupes de défense de droits humains de même que par des groupes critiques de l'Islam.

Le directeur de Citizen Lab, Ron Deibert, estime que les agissements de Netsweeper minent les efforts du gouvernement du Canada à promouvoir la liberté sur le web et à condamner la censure.

L'agence de nouvelles Associated Press a tenté, en vain, d'obtenir les commentaires de dirigeants de Netsweeper de même que du ministère de l'Information du Bahreïn, un royaume du Golfe persique situé sur une île entre l'Arabie saoudite et le Qatar.

Dans la foulée du printemps arabe de 2011, le pouvoir en place au Bahreïn a eu recours à la violence pour mater les manifestants.

Citizen Lab, qui observe les activités de Netsweeper depuis plusieurs années, est basée à l'Université de Toronto.

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