DIVERTISSEMENT

Claude Dubois, Diane Dufresne et Roch Voisine honorés par la SPACQ

19/09/2016 08:50 EDT | Actualisé 19/09/2016 08:51 EDT
Jean-Charles Labarre

Comme la SOCAN , la Fondation SPACQ (Société professionnelle des auteurs et des compositeurs du Québec) procède depuis 11 ans, à l’automne, à sa remise de prix annuelle.

Respectant son mandat de soutenir et promouvoir l’œuvre des auteurs, compositeurs et interprètes québécois, l’organisation décerne chaque année des bourses à des visages de l’industrie de la musique, qui se sont distingués dans leur créneau.

Lundi se tenait l’édition 2016 du gala de la SPACQ, animé par Louise Forestier, au siège social de la Banque Nationale, à Montréal. Klô Pelgag et Philippe Brach (Prix André «Dédé» Fortin pour l’émergence), Michel Pagliaro (Prix François Cousineau pour les musiques de chansons), Mara Tremblay (Prix Gilles Vigneault pour une carrière en marche), Claude Dubois (Prix Luc Plamondon pour les paroliers), Diane Dufresne (Prix Lucille-Dumont pour l’ensemble d’une carrière), Roch Voisine (Prix Robert Charlebois pour le rayonnement international) et Robert Charlebois (Prix Sylvain-Lelièvre pour l’ensemble de l’œuvre d’un auteur-compositeur) y ont tous été honorés. Au total, 11 bourses de 10 000$ et quatre de 5000$ ont été attribuées, pour un grand total de 130 000$ en soutien aux artistes.

Essentielle SPACQ

Nul besoin de discuter très longtemps avec les créateurs qu’elle représente pour comprendre à quel point la SPACQ est importante pour les voix et les plumes d’ici.

«Quand on a créé la SPACQ, il y a 35 ans, c’était le free for all, s’est remémoré Diane Juster, vice-présidente de l’organisme. Il n’y avait pas de société de droits d’auteurs qui allait chercher nos droits de reproduction. Nous étions en colère, Luc Plamondon, François Cousineau, Gilles Vigneault, moi, tout le monde! Nous étions en colère parce que nous n’avions pas de place dans l’industrie. On a donc créé la SPACQ, qui a ensuite a engendré la SODRAC (Société de droit de reproduction des auteurs, compositeurs et éditeurs au Canada), puis une partie de Musicaction (un bailleur de fonds). Et, il y a 11 ans, on a mis sur pied la fondation pour remettre des prix en argent, donner de la reconnaissance et des bravos.»

«C’est la fête, ce soir! Mais demain, on continue à travailler sur les dossiers. Ce qui se passe mondialement a beaucoup d’influence, mais les sociétés d’auteurs sont là pour faire les bons choix», a ajouté Diane Juster.

François Guy, salué lundi pour son implication auprès des auteurs-compositeurs, a manifesté son inquiétude à l’égard des talents de la relève, qui souffrent de l’écart de proportion entre l’offre musicale trop abondante et le faible nombre de plateformes de diffusion.

«Il s’écrit au bas mot 2000 nouvelles chansons par année, et on en entend seulement quelques-unes, a-t-il illustré. Si on tient compte de la chanson française en général, c’est peut-être 15 000 chansons au total, par année. Je crois qu’il faut encourager les jeunes auteurs-compositeurs ; si on n’en parle pas, d’autres vont prendre nos places! Il faut demander aux gens d’être plus curieux, sans cesse demander aux radiodiffuseurs de faire tourner les chansons en français, et pas juste la nuit. Il faut être vigilant et constamment pousser pour être reconnus.»

«La SPACQ est importante pour quiconque fait de la création. Sans ça, on va se ramasser seulement avec du monde qui vont chanter des covers à la télé le dimanche soir!, a pour sa part blagué Michel Pagliaro avec son habituel franc-parler. Il y a d’autres choses dans la vie!»

Mara Tremblay, de son côté, se réjouissait de recevoir le prix baptisé en l’honneur de Gilles Vigneault.

«C’est magnifique. C’est le symbole pour moi de la paix, de la nature, de l’harmonie. C’est un modèle, pour moi, quelqu’un capable d’honorer autant la nature. Et on vient de la Côte-Nord tous les deux», s’est extasiée la chanteuse.

Enfin, célébré en tant que parolier, Claude Dubois n’a appris la nature de sa récompense qu’en arrivant au rassemblement et a accueilli celle-ci avec humilité.

«Du coup, Luc Plamondon est un ami à moi. Ça reste dans la famille! Il semblerait que j’ai écrit quelques conneries «retenables», et que c’est ce qui est souligné ce soir…»

Les récipiendaires 2016 de la Fondation SPACQ

Prix André «Dédé» Fortin – Émergence

Klô Pelgag et Philippe Brach

Prix André Gagnon – Musique instrumentale

Guy Bélanger

Prix Diane Juster – Implication exceptionnelle auprès des auteurs-compositeurs-interprètes

François Guy

Prix Eddy-Marnay – Excellence de l’imaginaire

Marc Drouin

Prix Édith Butler – Francophonie canadienne

Joseph Edgar et Mehdi Cayenne

Prix François Cousineau – Musique de chansons

Michel Pagliaro

Prix Gilles Vigneault – Carrière en marche

Mara Tremblay

Prix Luc Plamondon – Parolier

Claude Dubois

Prix Lucille-Dumont – Interprète pour l’ensemble de sa carrière

Diane Dufresne

Prix Richard Grégoire – Musique sur images

René Dupéré

Prix Robert Charlebois – Rayonnement international

Roch Voisine

Prix Sylvain-Lelièvre – Auteur-compositeur pour l’ensemble de son œuvre

Robert Charlebois

Prix Fondation SPACQ – Pilier de la chanson acadienne

Ronald Bourgeois

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