POLITIQUE

Débat du Parti Québécois: Jean-François Lisée refuse de s'excuser après avoir retiré ses propos

18/09/2016 05:15 EDT | Actualisé 18/09/2016 05:40 EDT

SAGUENAY _ Le candidat à la direction du Parti québécois Jean-François Lisée a refusé de s'excuser, dimanche, à la suite d'une attaque sur les réseaux sociaux qui a mené son adversaire Alexandre Cloutier à contacter la police.

M. Lisée a reconnu qu'il avait toutefois retiré de son fil Twitter ses propos dans lesquels il montrait que les positions de M. Cloutier sur la laïcité plaisaient à un groupe dont le porte-parole est l'imam controversé Adil Charkaoui.

"Je l'ai retiré par amitié pour Alexandre", a-t-il dit dans un point de presse.

Les quatre candidats à la direction du PQ étaient réunis à Saguenay, dimanche, pour un débat dont les thèmes portaient principalement sur la souveraineté.

Après les échanges, au cégep de Jonquière, M. Lisée a affirmé que la journée de campagne de vendredi avait été mauvaise pour l'équipe de M. Cloutier et la sienne.

"Je pense que la journée de vendredi est une journée qu'on voudrait effacer de l'histoire du Parti québécois, c'est tout ce que j'ai à dire là-dessus", a-t-il dit.

M. Lisée a estimé que les torts étaient partagés dans l'escalade qui a mené au message reliant M. Cloutier à M. Charkaoui, qui est soupçonné d'avoir été associé à la radicalisation de jeunes à Montréal.

Le message de M. Lisée sur Twitter avait été précédé, vendredi, d'une sortie d'une députée appuyant M. Cloutier, Agnès Maltais, qui a critiqué l'ouverture de M. Lisée au débat sur le port de la burqa.

"On a fait campagne de part et d'autre avec un niveau de décibels trop élevé, a dit M. Lisée, dimanche. Je ne demande pas d'excuses, je n'en offre pas, je tourne la page."

Quelques minutes plus tôt, en rencontrant la presse, M. Cloutier a déclaré qu'il aurait préféré des excuses de M. Lisée qui, en début de débat, a souligné l'importance de son adversaire dans la course.

Malgré des avis policiers sur les risques de rendre publiques des situations menaçantes, M. Cloutier s'est défendu d'avoir voulu instrumentaliser son cas.

"J'aurais préféré des excuses, évidemment, maintenant j'ai toujours dit que j'allais laisser ça à son bon jugement", a-t-il dit.

Samedi, M. Cloutier a affirmé qu'il avait communiqué avec la Sûreté du Québec après avoir reçu des menaces sur les réseaux sociaux à cause de ce qu'il a décrit comme un "amalgame irresponsable".

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