POLITIQUE

Alibaba: une occasion pour les détaillants canadiens de percer le marché chinois

03/09/2016 01:23 EDT | Actualisé 03/09/2016 01:23 EDT
La Presse canadienne

Alibaba et le gouvernement fédéral ont inauguré « Le pavillon du Canada » sur le site du géant chinois du commerce au détail. Cette vitrine virtuelle en ligne mettra en vedette les produits canadiens offerts sur le site, qui est utilisé par 400 millions de clients en Asie.

« Aujourd'hui, on a ouvert l'accès aux petites et moyennes entreprises canadiennes à des centaines de millions de consommateurs ici en Chine et à travers l'Asie », a dit Justin Trudeau.

Ce pavillon est donc un potentiel de vente sans précédent pour les entrepreneurs canadiens.

Le fabricant canadien de produits de santé naturels Jamieson offre déjà ses produits sur le portail d'Alibaba depuis un an. « Mais nous n'avons pas connu la croissance que l'on souhaitait », dit Gregg Serles, vice-président mondial de Jamieson. « Les gens ont de la difficulté à trouver les produits. »

« Il n'y a pas beaucoup de produits canadiens [sur le site] présentement, explique Gregg Serles. Donc, ce point de rassemblement [...] devrait représenter un réel boom pour nous tous ici. »

C'est pour s'attaquer à ce problème que le gouvernement fédéral et Alibaba ont inauguré, aujourd'hui, le pavillon canadien.

Impact instantané

Depuis le lancement, plusieurs commandes sont déjà rentrées, dit Philippe Leblanc, le directeur des ventes de Citadelle. « À 11 h 30, le site a été ouvert. À 11 h 32, à 11 h 34, il y avait une commande. On peut suivre ça en temps réel », précise M. Leblanc.

Le sirop d'érable de la COOP Citadelle, près de Québec, est l'un des produits qui est devenu accessible aux Chinois, à l'ouverture du portail.

« La plate-forme va amener un trafic de visiteurs. Le sirop d'érable est encore un produit relativement méconnu pour le consommateur chinois. Le pavillon canadien fait en sorte que le visiteur va venir s'intéresser [au mode de vie canadien], voir le produit, puis avoir le produit en 24 heures. »

Bilan de la tournée économique de Justin Trudeau

L'annonce à Alibaba mettait un terme à la portion économique de la visite de Justin Trudeau en Chine.

« Je pense que tout le monde comprend que c'est dans l'intérêt des Canadiens d'approfondir les ententes commerciales avec la Chine », a expliqué le premier ministre en point de presse. « Nous avons beaucoup d'autres discussions devant nous. »

Au-delà des ententes commerciales, Ottawa a formellement annoncé cette semaine son intention de devenir membre de la Banque d'investissement asiatique en infrastructures.

Le gouvernement n'a pas encore donné de détails sur ce qu'il en coûtera au Canada ou sur le rôle qu'il jouera au sein de l'organisme.

G20 et l'économie mondiale

Le premier ministre canadien participe également à partir de dimanche au sommet du G20, qui se tient pour la première fois en Chine. La croissance économique mondiale est au cœur des préoccupations du groupe qui souhaite trouver des façons de stimuler l'économie mondiale.

M. Trudeau prévoit notamment discuter de réinvestissements dans la classe moyenne, de dépenses en infrastructures, à l'image du programme qui l'a fait élire.

« C'est certainement ce que je vais souligner avec les autres membres du G20 : qu'on a besoin de croissance inclusive, de prospérité et de partage. C'est essentiel pour avoir une stabilité et une réussite sur cette planète. »

Lors d'une discussion avec des dirigeants internationaux du monde des affaires avant l'ouverture du Sommet du G20 samedi, le premier ministre a de nouveau souligné l'importance de faire plus de place aux femmes dans le monde des affaires. « Nous devons tous être féministes », a-t-il lancé, enjoignant les participants à faire plus de place aux femmes.

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Sommet des leaders nord-américains à Ottawa (29 juin 2016)



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