La hausse du prix de l'Epipen est moins marquée au Canada qu'aux États-Unis

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ASSOCIATED PRESS
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La hausse exorbitante du prix du médicament pour soigner les réactions anaphylactiques potentiellement mortelles des personnes allergiques a provoqué la colère des Américains, mais les Canadiens ne devraient pas paniquer, selon la directrice générale d'Allergies Alimentaires Canada.

Le système de tarification est différent au Canada, qui n'a pas vu le prix de l' Epipen grimper année après année comme aux États-Unis, a expliqué la dirigeante de l'organisation, Laurie Harada.

Aux États-Unis, l'Epipen est vendue par l'entreprise pharmaceutique Mylan, qui a augmenté de plus de 500 pour cent le prix du médicament au cours des neuf dernières années. Le coût du paquet de deux seringues est passé de 94 $ US à plus de 600 $ US.

Les Canadiens paient en moyenne 120 $ par auto-injecteur, mais le prix varie quelque peu entre les pharmacies, a indiqué Mme Harada.

Au Canada, l'Epipen est distribuée par Pfizer, qui a un contrat de licence avec Mylan. Un médicament concurrent, vendu sous le nom d'Allerject au Canada, a été retiré du marché l'année dernière parce qu'il était susceptible de libérer une quantité inadéquate d'épinéphrine.

L'anaphylaxie est une réaction grave, qui peut survenir au contact de toxines de piqûres d'insectes ou de nourriture allergène comme des arachides, du poisson, des oeufs ou du lait.

"Les réactions les plus sévères surviennent lorsque les voies respiratoires des personnes se gonflent et se ferment. Elles vont perdre l'habileté de respirer ou leur pression sanguine va chuter", a expliqué Mme Harada.

Une dose immédiate d'épinéphrine, généralement injectée dans les muscles de la cuisse, peut atténuer ces effets et donner le temps aux ambulanciers d'arriver.

Le tollé suscité par la hausse de prix de Mylan a lieu aux États-Unis alors que la vente de l'Epipen connaît un sommet à l'entrée des classes.

"Nous voyons de hautes saisons, souvent à l'entrée des classes, parce que la sensibilisation est présente et que plusieurs écoles au Canada ont des politiques en place pour que les parents identifient leur enfant comme étant à risque d'anaphylaxie", a relaté Mme Harada.

"Plusieurs écoles demandent que les enfants transportent un auto-injecteur avec eux", a-t-elle ajouté.

Environ 7,5 pour cent des Canadiens souffrent d'allergies alimentaires qui les mettent à risque d'anaphylaxie, selon elle.

Environ un pour cent de toutes les admissions à l'hôpital sont attribuables à des réactions allergiques chaque année, selon les données de l'Institut canadien d'information sur la santé. En 2013-2014, 170 000 admissions à l'hôpital étaient liées aux allergies, selon l'Institut.

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