POLITIQUE

Campagnes électorales: Les jeunes libéraux rejettent la parité hommes femmes

14/08/2016 12:41 EDT | Actualisé 14/08/2016 12:41 EDT
KUO CHUN HUNG via Getty Images
close-up look at businessman holding male and female symbol seesaw

L'univers politique québécois est très majoritairement masculin et le demeurera, s'il n'en tient qu'à l'aile jeunesse du Parti libéral du Québec (PLQ), qui vient de rejeter officiellement le concept de parité hommes-femmes.

Réunis en congrès annuel tout le week-end, en banlieue de Québec, les jeunes militants libéraux ont voté contre une résolution destinée à forcer leur parti à faire une plus grande place aux femmes lors de la formation de la prochaine équipe de candidats aux élections de 2018.

Le thème du congrès 2016 était "L'innovation", un concept qui n'inclut cependant pas pour eux la promotion de l'égalité en politique pour les femmes, si on se fie au sort réservé à la résolution controversée.

Timide, la résolution ne parlait même pas d'égalité 50-50, mais d'une zone de parité, impliquant qu'au moins 40 pour cent des candidats devraient être des femmes.

Il s'agit d'une des seules résolutions ayant suscité un certain débat entre les militants présents, durant le congrès qui a fait une grande place à la lutte au racisme et aux clauses de disparité contenues dans les régimes de retraite.

Durant le débat sur la résolution controversée, la plupart des intervenants au micro étaient de sexe masculin.

Dans ses instances, la commission-jeunesse du PLQ fait d'ailleurs une place bien relative aux militantes. Le président de la commission est un homme, tout comme le président d'élections et le président du congrès. Le comité exécutif compte cette année une femme sur quatre membres, le conseil des représentants quatre femmes sur 24 membres et le comité de coordination, trois femmes sur sept membres.

Lors d'une brève mêlée de presse, en marge du congrès qui a pris fin dimanche, le président de la commission-jeunesse, Jonathan Marleau, a expliqué que l'organisation, allergique aux quotas, prônait les libertés individuelles.

VOIR AUSSI:


  • L’aide aux études postsecondaires
    Les libéraux utiliseraient les crédits d’impôts pour les frais de scolarité et les manuels scolaires pour augmenter le plafond des bourses pour les étudiants de familles à faible et moyen revenu. Les prêts étudiants seraient aussi remboursables seulement lorsque le diplômé gagnera plus de 25 000$ par année.
  • La légalisation de la marijuana
    Un groupe de travail plancherait sur un système pour la vente et la distribution légale de la marijuana, qui serait sujette aux taxes fédérales et provinciales. Le Code criminel serait modifié afin d’éliminer la consommation et la possession de cannabis, mais les sanctions seraient plus lourdes pour la vente de cannabis aux mineurs, ainsi que pour la conduite sous l’effet de drogues.
  • La possession d’armes à feu
    Les libéraux abrogeraient C-42, rendant la tâche plus difficile pour les détenteurs d’armes de transporter leurs fusils sans permis. À noter aussi que la vérification des antécédents serait renforcée lors de l’achat d’une nouvelle arme à feu.

    Le Canada deviendrait aussi signataire du Traité sur le commerce des armes de l’ONU.
  • Épier les Canadiens – avec un mandat
    Justin Trudeau avait promis d’amender la loi C-51 pour y annuler les éléments plus controversés. Mais il permettrait toujours à l’agence d’espionnage en ligne, le Centre de la sécurité des télécommunications, de surveiller les Canadiens, seulement après avoir obtenu un mandat.

    Le CST, similaire à la NSA aux États-Unis, est supposé surveiller les communications à l’étranger à des fins de renseignement, pas espionner les Canadiens. La loi antiterroriste C-51 a toutefois inclus le CST parmi les 17 agences autorisées à s’échanger de l’information.
  • Lutter contre la violence conjugale
    Les libéraux promettent de modifier le Code criminel afin de renverser le fardeau de la preuve pour les récidivistes de la violence conjugale – qu’elle soit physique, sexuelle ou psychologique.

    Le suspect devra donc prouver pourquoi il ne devrait pas être détenu sans caution; présentement, la Couronne doit prouver pourquoi un suspect devrait rester derrière les barreaux.

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