NOUVELLES

L'équipe canadienne de tennis mise sur l'esprit d'équipe et l'ambiance olympique

04/08/2016 08:35 EDT | Actualisé 04/08/2016 09:39 EDT

L'équipe canadienne de tennis a décidé d'aborder le tournoi olympique de Rio de Janeiro un peu comme il le fait à la Coupe Davis ou en Fed Cup: comme une compétition par équipe.

Et ses entraîneurs croient que les porte-couleurs canadiens pourraient en bénéficier, malgré les duels difficiles qui s'annoncent dès le premier tour à la suite du tirage au sort effectué jeudi.

"C'est plus un concept d'équipe, dans le sens où on défend tous les couleurs du Canada, explique l'entraîneur des hommes, Martin Laurendeau. Vasek (Pospisil) a toujours bien répondu quand il joue pour le Canada, il est très fier. Ça peut lui donner une petite dose d'énergie. C'est vraiment une expérience différente (que celle vécue sur) le circuit."

"C'est quelque chose de très différent: vous jouez pour votre pays, ajoute Pospisil, qui fera face à Gaël Monfils, sixième tête de série, au premier tour. Les Olympiques ne reviennent pas souvent. Si vous connaissez une grande carrière, vous n'y participerez que deux ou trois fois. Alors il n'y avait aucune chance que je rate ceux-ci. Oui, certains joueurs ont décidé de faire l'impasse mais, à mon avis, il y avait largement plus de pour que de contre à venir ici."

L'équipe s'abreuve d'ailleurs de toute l'ambiance olympique, alors que tout le groupe est regroupé dans le même studio, au Village olympique.

"Je suis heureuse d'avoir choisi de venir, j'aurais regretté sinon, admet Eugenie Bouchard, qui devra se frotter à l'Américaine Sloane Stephens, 22e au monde, à son premier duel. C'est excitant. On a beaucoup d'activités en équipe, on rencontre plein de gens. Cet esprit d'équipe est rare pour moi et je l'apprécie.

"Je porte le même t-shirt que 400 autres personnes et quand on se croise, même si on ne se connaît pas, il semble qu'on soit les meilleures amis du monde et ça ne prend pas trois secondes qu'on s'enlace! (...) Je suis une personne individuelle _ c'est pour ça que j'ai choisi le tennis _ et c'est très bien pour moi cette sensation de faire partie d'une équipe. C'est un agréable changement. J'essaie d'absorber toute cette énergie, toute cette ambiance olympique."

"Elle profite de la fièvre olympique, et c'est parfait ainsi, c'est ce qu'il faut, note Sylvain Bruneau, l'entraîneur des dames. C'est une bonne joueuse d'équipe. Je suis content, elle va avoir une belle semaine."

Pourtant, elle a bien failli ne pas venir au Brésil. Pas plus tard qu'à Wimbledon, elle hésitait toujours à participer aux JO. Elle a finalement annoncé sa décision lors de la Coupe Rogers, à Montréal.

"Plus on approchait des Jeux, plus je réalisais que je ne voulais pas les rater. Je ne voulais pas regarder le tournoi à la télévision. J'ai réussi à me qualifier, alors je devais saisir cette occasion. Je me disais que je ne pouvais pas rater ça pour rien au monde. Le temps a bien fait les choses finalement."

Attentes élevées

Le retrait de Milos Raonic aura forcé l'équipe à revoir ses attentes, qui demeurent tout de même très élevées.

"Je n'avais pas vraiment d'attentes: il y a plein de bons joueurs dans tous les tableaux, rappelle Bruneau. Si tu n'es pas classé, c'est certain que dès le deuxième tour, tu affrontes une tête de série. Ce qui compte, c'est qu'à la fin de chaque journée, nous soyons satisfaits du travail accompli et que les jours de matchs, on se défonce sur chaque balle, puis on verra."

Le meilleur espoir de médaille du Canada provient peut-être de la paire formée de Pospisil et Daniel Nestor, classée septième.

"Ils ont une bonne complicité. C'est un bon mélange. Daniel aime beaucoup jouer avec des joueurs dynamiques au filet, qui bougent beaucoup. Les joueurs plus jeunes aiment bien être rassurés par la présence d'un vétéran comme Daniel, indique Laurendeau. C'est un bon mélange d'expérience et de bonnes jambes."

La paire compte également sur un gaucher et un droitier, ce qui pourrait l'aider.

"Ça dérange beaucoup d'équipes, souligne l'entraîneur. Le fait de s'ajuster à un nouvel angle à chaque service, ça joue. C'est certainement un avantage pour nous."

En double féminin, Bouchard et Gabriela Dabrowski auront un premier match à leur portée face aux Polonaises Klaudia Jans-Ignacik et Paula Kania, elles devraient ensuite faire face aux Américaines et championnes en titre Serena et Venus Williams, les favorites.

Malgré tout, Bruneau est optimiste.

"Je pense que d'atteindre deux demi-finales, c'est très possible. Je pense qu'on peut avoir de très bons résultats, malgré la compétition difficile. Je n'avais pas d'attentes précises au niveau des résultats. Mais ce que je veux, c'est que tout le monde se donne à 300 pour cent. Après ça, on pourrait faire de belles choses."

Le Canada saura le 9 août prochain s'il pourra inscrire un duo en double mixte, qui pourrait être Bouchard et Nestor. En attendant, les autres tableaux se mettront en branle à compter de samedi.

Voir aussi:

7 espoirs québécois aux Jeux olympiques de Rio 2016

Abonnez-vous à notre page sur Facebook
Suivez-nous sur Twitter