DIVERTISSEMENT

Les films à l'affiche dès le 5 août 2016 (PHOTOS/VIDÉO)

04/08/2016 02:26 EDT | Actualisé 04/08/2016 09:42 EDT

Sortie au cinéma prévue? Découvrez les films à l'affiche cette semaine!

Le Huffington Post Québec et Mediafilm.ca vous présentent les films qui prennent l'affiche cette semaine au Québec:

Films de la semaine


BUDDHA'S LITTLE FINGER

Canada. 2015. 84 min.

Drame de Tony Pemberton avec Toby Kebbell, Karine Vanasse, Stipe Erceg, Christoph Bach, André Hennicke, Anne-Marie Cadieux.

Moscou, 1991. Alors que des communistes nostalgiques fomentent un coup d'État contre Gorbatchev, un poète devenu gangster par amour est capturé par le KGB. Après l'injection d'une drogue expérimentale, il se réveille en 1919, à l'aube de la révolution bolchévique.

LES DÉLICES DE TOKYO

Japon. 2015. 113 min.

Drame de Naomi Kawase avec Kirin Kiki, Masatoshi Nagase, Kyara Ichida, Etsuko Ichihara, Miyoko Asasa.

Tous les jours, dans son kiosque, Santaro prépare en solitaire les dorayaki, une pâtisserie de la taille d'un beignet, composée de deux pancakes fourrées d'une pâte sucrée à base de haricots rouges. Sa clientèle de quartier est majoritairement constituée de jeunes filles qui fréquentent l'école privée avoisinante, et qui se contentent du produit assez ordinaire qu'il leur sert. Tous ne sont pas aussi accommodants. Tokue, une vieille dame en quête d'un emploi, critique sévèrement ses dorayaki et le défie de goûter à sa propre pâte de haricots. Renversé par le goût exquis de celle-ci, Santoro embauche la vieille dame, qui lui enseigne les rudiments complexes de sa fabrication, et la dose d'amour et de patience qu'il faut y mettre. Tandis que le produit amélioré fait accourir les gens du quartier, Wakana, une élève négligée par sa mère célibataire, vient donner un coup de main et s'attache à ses aînés. Mais de méchantes langues menacent le fragile équilibre de leur petite famille d'élection.

Ce 17e long métrage de la Japonaise Naomi Kawase s'inscrit dans la continuité d'une oeuvre minimaliste et contemplative sur la transmission, focalisée sur les chemins du son et de la lumière. À cet égard, la première partie est la plus satisfaisante, par ses compositions picturales et les silences parlants des trois personnages, au demeurant très bien interprétés.

L'ESCADRON SUICIDE

États-Unis. 2016. 123 min.

Drame fantastique de David Ayer avec Will Smith, Joel Kinnaman, Margot Robbie, Viola Davis, Jared Leto, Cara Delevingne, Jay Hernandez, Jai Courtney, Adewale Akinnuoye-Agbaje, Karen Fukuhara.

Après le départ de Superman, la Terre est redevenue vulnérable aux attaques de méta-humains. Pour contrer cette menace, Amanda Waller, agente fédérale pugnace, a l'idée audacieuse de faire appel à des supervilains aux pouvoirs variés, qui croupissent en prison. En échange de réductions de peines, et en jouant sur leurs points faibles, elle recrute Deadlock, redoutable tueur à gages, Harley Quinn, ex-psychiatre tombée sous l'emprise du Joker, El Diablo, gangster dont les mains ont des pouvoirs incendiaires, Boomerang, cambrioleur australien opérant avec une arme du même nom, Killer Croc, colosse mutant aux allures reptiliennes, et Slipknot, voleur aux talents de grimpeur. Officier de terrain aguerri, le colonel Flag encadre cette escouade potentiellement incontrôlable. Et ce, au moment où une sorcière vieille de sept mille ans, qui a pris possession du corps de la petite amie du militaire, menace d'anéantir la Terre, avec une armée de créatures monstrueuses rameutées à l'aide d'un vortex. De son côté, le Joker talonne l'escouade, attendant le moment propice pour libérer sa bien-aimée Harley.

Le réalisateur de END OF WATCH et FURY peine à trouver le ton juste dans cette adaptation d'une BD de l'écurie DC Comics, qui aurait voulu être un croisement entre DEADPOOL et THE DIRTY DOZEN. Le scénario est invraisemblable, surchargé, bavard, empreint de sentimentalité, les scènes de combat sont rarement enlevantes et l'interprétation manque d'unité.

UN HOMME À LA HAUTEUR

France. 2016. 98 min.

Comédie sentimentale de Laurent Tirard avec Virginie Éfira, Jean Dujardin, Cédric Kahn, César Domboy, Stéphanie Papanian, Manoëlle Gaillard, Bruno Gomila.

Diane reçoit l'appel d'un inconnu souhaitant lui remettre son téléphone cellulaire, qu'elle a oublié dans un restaurant. Charmée par la voix de son interlocuteur, l'avocate convient d'un rendez-vous. Elle fait ainsi la connaissance d'Alexandre, un architecte réputé, ayant la particularité de mesurer quatre pieds et demi. D'abord intimidée, Diane prend la mesure des grandes qualités de ce petit homme et entame avec lui une relation sentimentale. Mais la jeune femme doit se rendre à l'évidence: elle n'arrive pas à surmonter ses propres préjugés, ni à faire fi de l'opinion que les autres se font de leur couple. Particulièrement celle de son ex et associé, encore amoureux d'elle et jaloux de ce concurrent... qui le dépasse en tout.

Signé par le réalisateur de MOLIÈRE et LE PETIT NICOLAS, ce remake d'un film argentin hésite entre romance et critique sociale, avec plus de talent pour la première que la seconde, trop caricaturale. Prisonnier des codes du conte de fées moderne, l'ensemble est prévisible et fait rarement rire, malgré la présence du charmant et charismatique Jean Dujardin.

INDIGNATION

États-Unis. 2016. 116 min.

Drame de James Schamus avec Logan Lerman, Noah Robbins, Sarah Gadon, Ben Rosenfield, Tracy Letts, Linda Emond.

New Jersey, 1951. Marcus, 19 ans, échappe à la conscription grâce à ses parents, qui acceptent de l'inscrire dans une université de l'Ohio. Libéré de l'emprise de son père, un boucher casher qui tend à surprotéger son fils unique, ce dernier s'acclimate rapidement à son nouveau milieu. Rejetant l'invitation à joindre une fraternité juive, le premier de classe solitaire travaille à la bibliothèque du campus, où il trouve le courage d'inviter Olive Hutton, une compagne de classe issue d'une bonne famille protestante. Mais derrière son assurance, celle-ci cache une faille, dont Marcus devine la présence lorsqu'au retour du restaurant, elle lui offre une faveur sexuelle non sollicitée. L'incident, inédit dans sa jeune vie, le trouble profondément. La réputation d'Olive, dont il a vent après les faits, amplifie son sentiment. Sa première année d'université arrive à un point de bascule lorsque le doyen de la faculté, intrigué par sa demande de changer de dortoir après une dispute avec ses compagnons de chambre, le convoque dans son bureau.

À 56 ans, le producteur de TIGRE ET DRAGON et BROKEBACK MOUNTAIN passe pour la toute première fois derrière la caméra. Avec un sens certain de la composition picturale et une approche vieille école parfaitement décomplexée, James Schamus livre la meilleure adaptation d'un roman de Philip Roth (LA TACHE, ELEGY) depuis GOODBYE, COLUMBUS, en 1969.

LO AND BEHOLD - REVERIES OF THE CONNECTED WORLD

États-Unis. 2016. 98 min.

Documentaire de Werner Herzog.

Depuis sa création en 1969 aux États-Unis, Internet est devenu indispensable au bon fonctionnement de toute l'activité humaine: économie, travail, commerce, transport, communications, etc. Au point où, selon des astronomes, une panne causée par une tempête solaire de grande amplitude plongerait la population mondiale dans un terrible chaos. Sans nier les bienfaits et les formidables réalisations de ce super-réseau, le cinéaste allemand Werner Herzog (FITZCARRALDO) s'interroge sur ses effets pervers: intimidation favorisée par l'anonymat, piratage, cyberdépendance, hypersensibilité aux champs électromagnétiques, etc. Alors qu'il mesure les progrès de la robotique et les potentialités de l'intelligence artificielle, le réalisateur pose à des experts en haute technologie et à des éthiciens ou psychologues une question insolite: "Internet peut-il rêver à lui-même?"

Toujours aussi curieux et allumé, le réalisateur de AGUIRRE - LA COLÈRE DE DIEU et INTO THE ABYSS aborde un sujet vaste, et maintes fois traité, à sa manière toute personnelle, se livrant à un fascinant questionnement éthique et philosophique. Cela dit, l'ensemble apparaît parfois superficiel et se cantonne formellement dans le défilé de têtes parlantes.

MON AMI DINO

Canada. 2016. 84 min.

Docu-fiction de Jimmy Larouche avec Dino Tavarone, Michel Côté, Joëlle Morin, Manuel Tadros, Sasha Migliarese.

Caméra au poing, le réalisateur Jimmy Larouche accompagne son ami Dino Tavarone dans ses nombreux rendez-vous médicaux et séjours à l'hôpital. L'état de santé de l'acteur italo-québécois de 72 ans, bien connu pour son rôle de parrain de la mafia montréalaise dans la série "Omertà", est suffisamment préoccupant pour stimuler le réflexe biographique. Entre les traitements, Dino revient sur les étapes de sa vie et de sa carrière. Sans fausse pudeur, et même avec humour, il raconte les circonstances entourant son incarcération en 1988 pour importation de drogue. Il explique aussi à quel point "Omerta" a changé sa vie, notamment en lui permettant de nouer une solide relation d'amitié avec sa covedette Michel Côté. Au fil des rencontres et des confidences, Larouche filme aussi Dino en compagnie de sa fille Meredith, qu'il a connue sur le tard, ayant été longtemps incapable d'assumer son rôle de père.

Portée par une mise en scène soignée, cette docu-fiction du réalisateur d'ANTOINE ET MARIE est toutefois alourdie par un montage complaisant et manquant de tonus, notamment au 3e acte. À l'aise dans l'improvisation, les participants non professionnels sont tous très justes, aux côtés de l'attachant et charismatique Tavarone.

LES NEUF VIES DE M. BOULE-DE-POIL

France. 2016. 87 min.

Comédie fantaisiste de Barry Sonnenfeld avec Kevin Spacey, Jennifer Garner, Malina Weissman, Christopher Walken, Robbie Amell, Cheryl Hines.

Plongé dans le coma à la suite d'un accident, un homme d'affaires égocentrique voit son esprit se transporter dans le corps du chat qu'il venait d'offrir à sa fille pour son onzième anniversaire.