NEWS

«Crescendo» : des ensembles vocaux pour Noël à Radio-Canada

02/08/2016 04:14 EDT | Actualisé 02/08/2016 04:16 EDT

Radio-Canada a trouvé son homme de confiance pour associer les adolescents et la musique sur ses ondes : Gregory Charles.

Après avoir permis à de jeunes talents d’éclore au grand jour dans Virtuose - qui sera d’ailleurs de retour en janvier prochain pour une deuxième saison -, l’artiste empoignera à nouveau ses baguettes de chef d’orchestre dans Crescendo, un champ de compétition opposant des chorales formées dans les écoles secondaires. Il a déjà été statué que Crescendo fera partie de la programmation du temps des Fêtes de Radio-Canada.

Gregory a fait honneur à sa réputation de verbomoteur en conférence de presse téléphonique, mardi matin, alors que la prémisse de Crescendo était dévoilée aux journalistes.

Dès l’automne, à titre d’animateur et de concepteur, Gregory arpentera les couloirs de six écoles secondaires de Montréal et ses environs, à la recherche de jeunes chanteurs, intégrés ou non à un programme d’études musicales. On cible les élèves de tout le secondaire, mais principalement des niveaux 3 à 5 ; pour des raisons de maturité, mais aussi pour des considérations physiques, puisque la voix des garçons est en plein changement, et donc, incertaine chez les jeunes chanteurs, au début du secondaire.

Les six établissements, privés ou publics, choisis par la production sont l’Académie Ste-Thérèse (Sainte-Thérèse), l’école Curé-Antoine-Labelle (Laval), l’école Ozias-Leduc (Mont Saint-Hilaire), le collège Régina Assumpta (Montréal), le Collège Notre-Dame (que Gregory Charles a fréquenté, à Montréal) et l’école Jean-XXIII (Dorval).

Gregory Charles montera ainsi six ensembles vocaux, qui iront représenter les couleurs de leur institution à la télévision. Le concours se déploiera sur six semaines, et la série comptera de surcroît un épisode documentaire, où on s’immiscera encore plus profondément dans l’univers des jeunes voix et visages de Crescendo.

Diversité

Au premier rendez-vous, on rencontrera les participants sélectionnés par Gregory, le réalisateur Jean-François Fontaine et leur équipe. On assistera à la construction des groupes et on découvrira les aptitudes de chacun pour la première fois.

Ensuite, on laissera place au savoir-faire des petits Mozart, qui devront tenter de briller davantage que leurs adversaires. Chaque formation ira de sa prestation devant deux juges (qu’on n’appellera pas, ici, «juges», mais «passionnés», et dont l’identité sera révélée plus tard) et tentera de se démarquer suffisamment pour éviter, justement, la «voie d’évitement». Car, à Crescendo, les ensembles qui n’auront pas gagné de laissez-passer pour le prochain jalon du jeu ne seront pas automatiquement éliminés, mais simplement écartés avec possibilité de retour, le temps de retravailler et de se perfectionner davantage. Il y aura des numéros individuels et collectifs.

À la fin de la courte saison, un spectacle devant public rassemblera toutes les jeunes têtes d’affiche de Crescendo, et un chœur sera couronné vainqueur.

Puisque Crescendo sera à l’antenne dans le temps des Fêtes, on y entendra bien sûr les classiques Anges dans nos campagnes et autres Minuit, Chrétiens, mais on élargira le répertoire au maximum, et des morceaux «standards» pourraient aussi se glisser dans les refrains interprétés. Il y aura place à l’originalité et à l’appropriation personnelle : une pièce de John Lennon revisitée en mode hip-hop, ça ressemblerait à quoi?

«Ils (les jeunes) sont ouverts autant à Harmonium qu’à Ariana Grande et tout ce qui vient de sortir», a signalé Gregory Charles.

Communautaire

Gregory Charles a insisté à plusieurs reprises, mardi, sur l’aspect social et communautaire de Crescendo, qui s’ancrera dans plusieurs milieux multiculturels et multilingues. Ainsi, ses protégés ne s’exerceront pas uniquement entre les murs de leur école, mais sortiront aussi dans leur communauté, et pourront aller se faire entendre dans un hôpital ou dans un parc, par exemple. Ils pourront rendre hommage à un professeur qu’ils affectionnent ou s’unir pour implorer un monde meilleur. Lui, de son côté, agira comme un guide, un mentor, en chapeautant les répétitions, en conseillant les candidats et en leur indiquant leurs forces et faiblesses. La musique comme générateur d’une plus grande qualité de vie et d’une planète en paix, voilà comment Gregory perçoit son mandat et celui de Crescendo.

«Je pense qu’il est assez clair que le monde entier en a besoin, et il n’y a pas meilleurs porteurs de cette paix et de cette harmonie, de façon cohérente et légitime, que les jeunes, car c’est ce qu’ils pensent de toute façon», a commenté Gregory Charles, qui espère aussi faire prendre conscience aux téléspectateurs de «l’abondance de talent chez les jeunes», alors que les clichés véhiculés sur cette tranche de la population impliquent souvent toupet dans le visage, morose apathie et autres obsessions pour la chasse aux Pokemon.

La case-horaire exacte et la date de départ à l’écran de Crescendo n’ont pas encore été annoncées, mais l’émission précédera tout juste les festivités de fin d’année. Jasant grille-horaire des Fêtes, Dominique Chaloult, directrice générale de la télévision de Radio-Canada, a mentionné que Fred Pellerin et son Saint-Élie-de-Légendes seront éventuellement de retour pour de nouvelles tranches de vie, mais pas en 2016.

VOIR AUSSI:

Noël en musique


Abonnez-vous à notre page HuffPost Québec Divertissement
Suivez-nous sur Twitter