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21 personnes contaminées par l'anthrax avec la fonte du pergélisol en Russie

02/08/2016 11:21 EDT | Actualisé 02/08/2016 11:29 EDT

La maladie du charbon, ou anthrax, a contaminé au moins 21 personnes dans le Grand Nord russe dont un enfant qui est mort, la fonte du permafrost libérant des bacilles mortels piégés dans le sol, ont rapporté mardi les autorités locales.

"Malheureusement, le diagnostic a été confirmé pour 20 personnes" actuellement hospitalisées, a déclaré à l'agence de presse russe RIA Novosti une porte-parole de la région de Yamalo-Nenets, Natalia Khlopounova.

Par ailleurs, un garçon de 12 ans est mort lundi de cette maladie mortelle, dont aucun cas n'avait été constaté depuis 75 ans dans cette région située à 2 000 kilomètres au nord-est de Moscou et peuplée en partie de populations nomades.

Un été anormalement chaud, avec des températures dépassant les 35 degrés, a fait fondre le permafrost, les sols gelés du Grand Nord, et exposé selon les autorités un cadavre de renne infecté.

"Les spores d'anthrax se conservent dans le permafrost pendant plus d'un siècle", ont expliqué les services sanitaires.

La maladie du charbon, ou anthrax, est une infection aiguë qui touche aussi bien l'animal que l'homme. La bactérie (Bacillius anthracis) existe dans la nature et est aussi considérée comme une arme bactériologique car elle peut être facilement disséminée sous forme de spores. Elle est mortelle, à moins de prendre des antibiotiques très rapidement.

La ministre russe de la Santé, Veronika Skvortsova, s'est rendue dans la région, placée sous quarantaine depuis une semaine après l'infection par l'anthrax des troupeaux de rennes d'au moins neuf éleveurs nomades.

Elle a rendu visite aux personnes contaminées, dont une famille "qui a mangé de la viande de renne crue et bu son sang", a indiqué Natalia Khlopounova, précisant qu'il s'agissait d'une coutume des populations nomades.

Au total, 90 personnes restent hospitalisées dans la principale ville de la région, Salekhard, pour limiter les risques de contagion dans la population.

Le ministère de la Défense a annoncé avoir envoyé plus de 200 spécialistes, avec hélicoptères et drones, pour décontaminer la zone et brûler les cadavres des animaux infectés.

Près de 160 éleveurs de rennes nomades ont été évacués et plus de 2 300 rennes contaminés sont morts.

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