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Luc Besson à nouveau condamné pour plagiat d'un film de John Carpenter

29/07/2016 02:47 EDT | Actualisé 29/07/2016 02:47 EDT
capture d'écran France 2

Déjà condamné pour contrefaçon, Luc Besson a vu sa peine alourdie en appel. D'après une décision de justice révélée par BFM Business, le cinéaste, sa société de production Europacorp ainsi que les co-scénaristes du film "Lock-Out" ont été condamnés début juin à verser 100 000 euros (145 660 dollars canadiens) de dommages et intérêts à John Carpenter. Le réalisateur américain qui se plaignait de nombreuses similitudes avec son film "New-York 1997", avait obtenu 20 000 euros (29 000 dollars canadiens) en première instance.

Ils devront aussi verser 58 000 $ à Nick Castle, qui a coécrit "New-York 1997", sorti en 1981. Ils ont également été condamnés à verser 437 000 $ de dommages et intérêts à Studiocanal, qui détient les droits d'exploitation de "New-York 1997", ainsi qu'une somme complémentaire de 36 500 $ à Studiocanal, John Carpenter et Nick Castle.

«Je n'ai jamais plagié personne»

Dans le magazine "Complément d'enquête" diffusé en juillet 2014 sur France 2, Luc Besson se vantait pourtant de ne jamais avoir été condamné pour plagiat malgré la multitude de procès intentés contre lui. Il faut dire, comme ne le précisait pas alors le réalisateur français expatrié aux États-Unis, qu'en droit français le plagiat n'existe pas en tant que tel. Un supposé plagiaire ne sera donc jamais condamné. En réalité, la contrefaçon pour laquelle vient d'être lourdement sanctionné Luc Besson est la traduction juridique de ce que langage courant désigne par le mot plagiat.

«Une importante accumulation de reprises »

Si les juges ont eu la main lourde, c'est qu'il existe beaucoup de ressemblances entre les deux films. Dans son arrêt publié par BFM Business, la cour d'appel de Paris souligne que "l'importante accumulation de reprises de scènes marquantes dans le déroulement de l'action ne peut être considérée comme fortuite". De nombreux "copiés-collés" déjà relevés avec force détails et non sans humour par l'émission Lex Tutor.

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