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La mort d'Abdirahman Abdi à Ottawa est «tragique», selon l'ombudsman de l'Ontario

27/07/2016 09:22 EDT | Actualisé 27/07/2016 09:23 EDT
Radio-Canada.ca

L'ombudsman de l'Ontario qualifie de « tragique » la mort d'Abdirhman Abdi, l'homme d'Ottawa décédé lundi, après une intervention de la police. Paul Dubé souhaite faire pression sur le gouvernement provincial, afin d'améliorer la formation que reçoivent les policiers pour faire face à des situations conflictuelles.

Des témoins, qui ont vu l'interaction dimanche matin, rapportent avoir observé un agent utiliser un bâton sur les bras, les jambes et le haut du corps d'Abdirahman Abdi, à quelques reprises. Par la suite, un second agent est arrivé à bord d'une autopatrouille et s'est joint à l'altercation, en infligeant d'autres coups.

Il y a environ quatre semaines, M. Dubé a publié un rapport critiquant la formation des policiers de l'Ontario, ainsi que la province, pour avoir négligé de mettre à jour des lignes directrices qui pourraient prévenir les décès.

L'ombudsman ontarien recommandait au ministère de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels « d'imposer à tous les policiers d'utiliser les techniques de communication et de désescalade dans toutes les situations de conflit avant d'envisager l'usage de la force, chaque fois que les paramètres de tactique et de sécurité le permettent ».

Les policiers en Ontario reçoivent beaucoup de formation sur la manière d'utiliser leur pistolet, mais pas assez sur celle d'utiliser les mots .

Paul Dubé, ombudsman de l'Ontario

Le modèle actuel de recours à la force est désuet, selon l'ombudsman, car il se base sur l'exercice de l'autorité, mais les gens en crise y réagissent mal.

« Nous avons vu des exemples durant notre enquête, il suffit de donner suffisament d'espace, et d'essayer de contrôler la situation plutôt que la personne. Ça donne de meilleurs résulttats. »

Une mort tragique

M. Dubé refuse pour l'instant de dire si les policiers qui sont intervenus dimanche ont employé une force excessive ou non. Il souhaite attendre les détails de l'enquête.

L'ombudsman a exprimé ses condoléances à la famille de la victime et à la police.

« Aucun agent de police ne commence sa journée en pensant finir par utiliser la force ou dans l'espoir de le faire », dit-il.

Avec les informations de Stéphane Leclerc