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Des médias français cesseront de diffuser l'identité des terroristes

27/07/2016 09:02 EDT | Actualisé 27/07/2016 09:02 EDT

PARIS _ Des joueurs importants du paysage médiatique français se sont engagés, mercredi, à ne plus diffuser les noms et photos des assaillants liés au groupe armé État islamique (ÉI) afin de prévenir leur glorification à la lumière de la vague de violence qui déferle sur le pays depuis maintenant 18 mois.

Ces décisions, qui s'inscrivent dans le débat sur la contribution de la couverture médiatique à la menace terroriste, surviennent alors que le parlement français envisage de préciser dans la loi la manière dont les attentats devraient être rapportés.

Le directeur du Monde, Jérôme Fenoglio, a annoncé que le journal cesserait de publier les photos des auteurs de tueries "pour éviter d'éventuels effets de glorification posthume". Par le biais d'un éditorial publié mercredi, il a invité l'ensemble des médias à exercer une plus grande responsabilité. Le Monde avait déjà banni la publication d'extraits de propagande djihadiste, de même que les revendications d'attentats par l'ÉI.

Le journal dit avoir pris cette décision à la suite de l'attaque au camion à Nice, le jour de leur fête nationale, ainsi qu'à la mémoire du père Jacques Hamel qui a perdu la vie, mardi, lors d'une prise d'otage dans son église près de Rouen.

La chaîne de télévision BFMTV s'est elle aussi engagée à ne plus médiatiser les images d'auteurs d'attentats. Des critiques virulentes ont été adressées à l'endroit de BFMTV en janvier 2015, par rapport à sa couverture de la tuerie dans un supermarché casher de Paris, qui avait fait quatre morts. Les six survivants de la prise d'otage ont accusé la chaîne de télévision d'avoir mis leur vie en péril en révélant, en direct, où ils s'étaient dissimulés.

La radio Europe-1 a quant à elle déclaré qu'elle ne mentionnerait plus les "noms de terroristes" pour qu'ils cessent d'être "transformés en héros".

Voir aussi:

Hommages aux victimes de Nice

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