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Une militante des droits de l'homme va mettre fin à 16 ans de grève de la faim

26/07/2016 08:36 EDT | Actualisé 26/07/2016 08:36 EDT
ASSOCIATED PRESS
FILE – In this March 4, 2013 file photo, an Indian policeman, left, and a supporter stand behind India's most famous prisoner of conscience Irom Sharmila, who has been on a hunger strike for 12 years to protest an Indian law that suspends many human rights protections in areas of conflict, during a press conference, in New Delhi, India. India's government has decided to decriminalize suicide attempts, which earlier were punishable by up to a year in prison, a crime for which Sharmila has been in judicial custody for years. Junior Home Minister Haribhai Parathibhai Chaudhary told Parliament on Wednesday, Dec. 10, that if a person attempts suicide and survives, he or she will no longer be treated as a criminal, with the government removing Section 309 of the Penal Code from the statute book. (AP Photo/Tsering Topgyal, File)

Une Indienne défenseur des droits de l'homme, Irom Sharmila, a annoncé mardi qu'elle allait mettre fin à 16 ans de grève de la faim pour se concentrer sur sa candidature aux élections du Manipur, son Etat du nord-est du pays.

Sharmila est surnommée la "dame de fer de Manipur" pour son engagement non violent contre les exactions commises dans la région. Elle mettra fin à son jeûne le 9 août.

Elle est sous contrôle judiciaire pratiquement depuis le début de sa grève de la faim qu'elle a entamée en 2000 pour demander la fin des pouvoirs spéciaux accordés aux forces de sécurité dans cette région confrontée à une insurrection séparatiste.

Elle est confinée dans une chambre d'hôpital de la principale ville du Manipur, Imphal, inculpée pour tentative de suicide, et est nourrie de force par sonde nasale plusieurs fois par jour.

"J'ai décidé de mettre fin à 16 ans de grève de la faim le 9 août et de me présenter aux élections de l'Etat comme candidate indépendante", a dit cette femme de 44 ans à la sortie du tribunal d'Imphal.

"Mon combat a été solitaire jusque-là, aussi j'ai décidé de mener la guerre de façon démocratique contre la loi en devenant parlementaire, au lieu de continuer mon jeûne", a-t-elle ajouté.

Sharmila avait cessé de manger et boire après avoir assisté à la mort de 10 civils à un arrêt de bus, tués probablement par l'armée, près de chez elle.

Dans le nord-est de l'Inde et au Cachemire, une législation spéciale accorde aux forces armées le droit de pénétrer dans des propriétés privées et de tirer à vue, ce qui est critiqué par les défenseurs des droits de l'homme qui jugent qu'il s'agit d'une couverture des exactions.

Le gouvernement justifie cette législation par la nécessité de combattre les multiples groupes rebelles qui demandent une plus grande autonomie et des droits accrus aux communautés tribales.

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