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Christine Lagarde, du FMI, devra affronter la justice française

22/07/2016 09:51 EDT | Actualisé 22/07/2016 09:52 EDT
Yuri Gripas / Reuters
International Monetary Fund (IMF) Managing Director Christine Lagarde speaks at a refugee crisis panel in advance of the IMF/World Bank spring meetings in Washington April 13, 2016. REUTERS/Yuri Gripas

Le plus haut tribunal français, la Cour de cassation, a décidé vendredi que la directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, devra subir son procès dans l'affaire de l'arbitrage rendu en faveur de Bernard Tapie, en 2008.

Mme Lagarde, qui était ministre des Finances à ce moment, est accusée de négligence dans ce dossier. Elle nie avoir quoi que ce soit à se reprocher.

Mme Lagarde avait porté en appel la décision rendue en décembre dernier par un tribunal spécial et qui lui ordonnait de subir son procès. Cet appel a été rejeté par la Cour de cassation.

L'argent a été versé en arbitrage à Bernard Tapie, dans le cadre d'une querelle avec la banque publique Crédit Lyonnais portant sur la vente bâclée de la compagnie d'équipements sportifs Adidas.

M. Tapie avait demandé au Crédit lyonnais de gérer pour lui la vente de sa participation majoritaire dans Adidas. Estimant que la vente avait été bâclée, il avait poursuivi Crédit lyonnais, qui appartenait à ce moment au gouvernement français. Il a éventuellement obtenu un dédommagement de 400 millions d'euros en arbitrage.

Plusieurs se sont interrogés sur la décision inusitée de Mme Lagarde de confier le litige à un arbitre privé, plutôt que de faire appel au système de justice français. Les détracteurs de cette décision estiment que l'affaire n'aurait jamais dû être placée entre les mains d'un arbitre, puisqu'elle concernait des fonds publics. Ils ajoutent que l'entente était trop généreuse et qu'elle illustrait bien les liens étroits qui unissent l'argent et le pouvoir en France.

M. Tapie compte parmi les hommes d'affaires les plus flamboyants de France et était un des principaux partisans de l'ancien président Nicolas Sarkozy. Il a déjà été impliqué dans plusieurs scandales, dont une affaire de matchs truqués qui lui a valu neuf mois de prison au début des années 1990.

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