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Jennifer Abel compte marquer ses 10 ans sur la scène internationale aux JO de Rio

21/07/2016 11:42 EDT | Actualisé 21/07/2016 12:35 EDT

Lorsque Jennifer Abel montera sur le tremplin du Centre aquatique Maria Lenk aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro, ça fera déjà 10 ans qu'elle a percé sur la scène internationale du plongeon.

En août 2006, à l'âge de seulement 14 ans, Abel a remporté sa première médaille, celle de bronze, au tremplin de 3 mètres aux Championnats du monde juniors de Kuala Lumpur, en Malaisie.

«Ouf! Je ne l'avais pas réalisé, j'en ai des frissons, a-t-elle récemment déclaré lors d'une entrevue à la Presse canadienne. Honnêtement, je n'ai jamais pris le temps de réfléchir à ma carrière. Ça va très vite! Vous savez, on passe tellement de temps sur la route et on enchaîne les performances qu'on ne s'arrête jamais à ça. Dans ma tête, je ne réalise pas que nous sommes déjà rendus en 2016.»

Pour marquer le coup, la Lavalloise aimerait bien décrocher au moins une médaille dans l'une des deux épreuves auxquelles elle est inscrite à Rio — le tremplin de 3 m et le tremplin de 3 m synchro avec sa partenaire du Fab IV Pamela Ware.

L'entraîneur de l'équipe nationale, Aaron Dziver, révèle un secret de polichinelle quant à l'importance d'Abel au sein du contingent qui se rendra à Rio.

«Traditionnellement, ce sont nos femmes qui rapportent les médailles au Canada, a déclaré Dziver. Et je crois qu'elles vont continuer de le faire cette fois-ci à Rio. C'est agréable de travailler avec notre équipe canadienne, et Jennifer, c'est vraiment elle l'ancre.»

Abel est bien consciente des attentes placées en elle, mais elle ne s'en préoccupe pas trop.

«Mon objectif personnel n'est pas nécessairement de faire ma marque au plongeon, a-t-elle évoqué. Si je gagne une médaille, je veux que ce soit le fruit de mon travail acharné au cours des quatre dernières années. Au fond, mon objectif, c'est d'atteindre mon plein potentiel, et ensuite on verra pour les résultats.»

Bien qu'elle évite de se fixer un objectif précis pour Rio, Abel a confié être «définitivement certaine» de pouvoir améliorer son meilleur résultat en carrière au tremplin de 3 m aux Jeux olympiques, soit une sixième place à Londres en 2012. Il ne faut cependant pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir abattu.

Certes, Abel vient de connaître une saison satisfaisante en terminant notamment deuxième au classement général des Séries mondiales de plongeon, derrière la Chinoise Tingmao Shi et à égalité avec l'Australienne Maddison Keeney. Mais il ne faut pas écarter du lot l'Italienne Tania Cagnotto et la Chinoise Zi He.

«C'est sûr que je veux toujours gagner, mais je ne suis pas très loin des meneuses et mes performances sont constantes, donc il ne me reste qu'à corriger quelques petits détails techniques et je serai prête», a-t-elle confié avec aplomb.

Sur les traces de Heymans

En 2012, Abel avait décroché le bronze au tremplin de 3 m synchro en compagnie d'Émilie Heymans. Quelques mois plus tard, Heymans annonçait sa retraite, ce qui signifie qu'Abel prendra maintenant part à ses premiers jeux en compagnie de Ware. 

Une perspective qui ne semble pas trop inquiéter Abel, qui s'est dit très confiante de pouvoir grimper de nouveau sur le podium. Abel et Ware ont d'ailleurs obtenu la médaille d'argent l'été dernier dans cette épreuve aux Championnats du monde de Kazan — la compétition qui s'approche le plus des JO.

«C'est drôle, parce que je vis avec Pam le même parcours qu'il y a quatre ans avec Émilie, a souligné Abel. C'est pour ça que de mon côté, je ne suis pas trop nerveuse.»

Ce calme olympien semble d'ailleurs rassurer Ware, qui espère pouvoir être à la hauteur des attentes à Rio.

«C'est sûr que je vais être un peu stressée en arrivant là-bas, a admis la plongeuse de Greenfield Park âgée de 23 ans. Mais le fait de pouvoir compter sur quelqu'un d'aussi expérimenté que Jenn à mes côtés devrait m'aider à me calmer, parce que je sais qu'elle est toujours là pour moi.»

Un autre exemple de l'incommensurable contribution d'Abel à l'équipe canadienne de plongeon.

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