POLITIQUE

Landry a changé d'idée «suite à des pressions», dit Stanké

20/07/2016 10:43 EDT | Actualisé 20/07/2016 10:43 EDT

QUÉBEC – La confusion est totale entre Sophie Stanké et Bernard Landry. La candidate affirme maintenant que l’ex-premier ministre a changé d’idée «suite à des pressions». De son côté, le principal intéressé jure que «jamais» il ne lui a accordé son appui officiel.

Candidate à l’investiture du Parti québécois pour l’élection partielle dans Marie-Victorin, Sophie Stanké affirmait par communiqué mardi avoir reçu «l’appui officiel» de Bernard Landry. Le même jour, l’ex-premier ministre a nié les faits, affirmant tout au plus lui avoir témoigné son «estime profond». «Je ne prends pas position dans la course, je laisse les militants et les militantes décider», a affirmé Bernard Landry.

Après une rencontre avec l’ex-premier ministre mardi afin de tirer la situation au clair, Sophie Stanké maintient avoir reçu son appui. «Effectivement, il m’a appuyé et, suite à des pressions de l’extérieur, il a trouvé que ce serait mieux d’opter pour la neutralité», a expliqué Sophie Stanké mercredi.

La candidate à l’investiture dit ne pas savoir d’où seraient venues ces «pressions de l’extérieur».

Pour sa part, Bernard Landry maintient sa version des faits. «Non, non, elle n’a jamais eu mon appui officiel», a dit l’ex-premier ministre mercredi matin.

«Ce que j’ai dit hier, c’est ça, et je le dis encore aujourd’hui», a-t-il ajouté.

L’ex-premier ministre confirme qu’il a «louangé madame Stanké à plusieurs reprises». «Mais tout ça, c’était avant qu’il y ait quelque investiture dans Marie-Victorin, dit-il. Mon estime [pour elle] n’a pas changé, mais je suis la ligne de mon député, je suis neutre.»

D'ailleurs, dans un bref communiqué diffusé mercredi, Bernard Landry écrit qu'il «confirme et reconnaît la crédibilité, le sérieux, le militantisme et sa combativité infatigable pour le Pays et la langue française».

Sophie Stanké est une des six candidats en lice pour succéder au député péquiste démissionnaire, Bernard Drainville, dans Marie-Victorin. Nicolas Dionne, Philippe Cloutier, Carl Gilbert, Catherine Fournier et Mathieu Marcotte ont également fait part de leur intention de briguer l’investiture pour cette élection partielle dont la date n’est pas encore connue.

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