DIVERTISSEMENT

L'ultime cri du coeur du cofondateur du «Journal de Mourréal»

18/07/2016 03:35 EDT | Actualisé 18/07/2016 08:14 EDT
Capture d'écran

Au lendemain de la «capitulation» du Journal de Mourréal, qui a annoncé par le biais de son cofondateur Janick Murray-Hall la fin de ses activités, l'autre cofondateur a lancé lundi un ultime cri du coeur sur la page Facebook de la publication satirique.

«Comme mon collègue et ami a décidé hier d'abandonner le combat sans même m'en parler, de peur que j'essaie encore une fois de l'en dissuader, je sens moi aussi le besoin de réagir... car ce Journal, nous l'avons créé et produit à deux pendant plus de 4 ans», écrit un certain Olivier.

Dans le long message, il déplore que son ami n'ait plus la volonté de continuer à se battre QMI, qui a intenté deux poursuites pour empêcher le site satirique de «violer la marque protégée du Journal de Montréal». Il dit toutefois comprendre les raisons qui ont poussé Janick Murray-Hall à abandonner. «Comme le nom de domaine était enregistré à son nom, c'est lui qui a dû gérer ça seul, et je comprends que ses nerfs aient finalement lâché», affirme-t-il, ajoutant qu'il se doit d'honorer cette décision «par amitié».

Même s'il abandonne la partie, Olivier continue de croire que les poursuites intentées par Quebecor — l'une devant la Cour supérieure du Québec et l'autre devant l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle, à Genève — sont «entièrement injustifiées et ne sont clairement rien d'autre que des tentatives de censure».

Les cofondateurs auraient aimé mener à terme cette bataille juridique, afin de faire jurisprudence. L'auteur du message soutient que le droit de parodie relève de la liberté d'expression défendu par la Charte canadienne des droits et libertés et qu'elle devrait ainsi primer sur le droit à la protection des marques de commerce. Une opinion qui a trouvé écho chez ceux qui participé à la campagne de sociofinancement pour payer les frais judiciaires de Janick Murray-Hall. Lancée le 12 juillet, la campagne a permis d'amasser plus de 2000$.

Malheureusement, il faudra encore attendre pour voir un tel cas devant les tribunaux, puisque le Journal de Mourréal a accepté de se plier aux demandes du Journal de Montréal. Mais les amateurs de satire peuvent se réjouir, puisque les cofondateurs ont promis que le site renaîtra de ses cendres et «reviendra sous un nouveau visage et un nouveau logo qui ne portera pas confusion dans l’esprit des "gens ordinaires plutôt pressés"».

Lisez le message intégral publié sur la page Facebook du faux Journal ci-dessous:


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