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La Transat Québec St-Malo vue de l'intérieur (PHOTOS)

08/07/2016 01:43 EDT | Actualisé 08/07/2016 01:45 EDT

« Existe-t-il d’autres sports où les gens sont en action 24 heures par jour, 7 jours par semaine pendant 9, 10, 12, 60 ou 80 jours ? À ma connaissance, il n’y a que les marins qui font ça. »

Sylvain Gagné, président de Voile internationale Québec, ne peut mieux résumer ce qui attend les équipages à compter du 10 juillet.

Ce dimanche, 26 voiliers prendront le départ de la course qui commémore la première traversée de Jacques Cartier de 1534. Parmi eux se trouvent trois Québécois, dont Charles Mony qui vient de remporter The Transat avec la French Tech Rennes St-Malo de Gilles Lamiré.

stmalo

Le Lyonais d’origine et Québécois d’adoption en sera à sa troisième participation. Celui qui a maintes fois navigué le Saint-Laurent sait à quoi s’en tenir pour la neuvième édition de cette course qui a lieu tous les quatre ans.

« Pour bien finir une transat, peu importe laquelle, il faut arriver de l’autre bord, lance-t-il à une semaine du départ. C’est intense pour nous, mais aussi pour le bateau qu’on pousse au maximum sans le casser ».

Affronter le fleuve

D’abord, il faut s’attaquer au Saint-Laurent jusqu’aux îles Saint-Pierre-et-Miquelon, une portion qui s’étend sur 400 milles nautiques. Cette première partie est la plus exigeante aux yeux d’Éric Tabardel dont le Bleu a participé à la dernière Transat.

« Il y a la côte qui est proche, les bateaux qui circulent, le courant et les vents qui sont très instables et durs à prévoir », mais aussi les hauts fonds qu’on ne retrouve pas dans l’Atlantique, exemplifie le navigateur québécois.

Pour Damien De Pas, co-skipper de Tabardel en 2012, cette première portion est à la fois « très très tactique » et pleine de rebondissements.

L'article se poursuit après la galerie photos.

La Transat Québec St-Malo


« Si on réalise qu’on a pris la mauvaise option et que les camarades passent avec des conditions plus favorables, ce sont des moments où nos nerfs sont mis à rude épreuve, expose celui qui assure la direction de course cette année. Des fois, il y a en a un qui s’échappe et qui va tomber dans une zone sans vent, ce qui fait que les autres passent à côté de lui. »

Contrairement à l’Atlantique, le Saint-Laurent est imprévisible et exige beaucoup des équipages, surtout dans les deux premiers jours où « il y a tellement de choses à faire et de performance à aller chercher qu’on dort très peu, si ce n’est pas du tout », énonce Charles Mony.

La routine en mer

Ce n’est qu’après – et surtout une fois les voiliers arrivés sur l’Atlantique – que la routine s’installe avec ses quarts de travail. « Il doit toujours y avoir deux personnes réveillées avec une troisième en stand by et une quatrième prête à sortir, avise l’équipier franco-québécois. On dort avec nos tenues de voile pour être capables de réagir très vite. »

Chaque journée est entrecoupée de périodes de repos, de travail et de siestes de quelques heures. D’où la nécessité de « se pratiquer à s’endormir vite, à connaître les moments où on s’endort facilement et a toujours être d’attaque dès qu’on ouvre l’œil », précise Éric Tabardel.

Le départ de la Transat Québec St-Malo sera donné au Bassin Louise le 10 juillet à 13h pour les Class40 et les Multi50 de même que le 12 juillet à 15h pour les Ultimes.

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