DIVERTISSEMENT

Margot Robbie en Jane fière et combative dans le nouveau «Tarzan» (VIDÉO)

06/07/2016 07:22 EDT | Actualisé 06/07/2016 07:25 EDT
Paul Hackett / Reuters
Australian actress Margot Robbie poses at the European premiere of the film "The Legend of Tarzan" at Leicester Square in London, England, July 5, 2016. REUTERS/Paul Hackett

Derrière son teint de porcelaine et ses pommettes saillantes, l'actrice australienne Margot Robbie assure cacher une grande détermination qu'elle a voulu insuffler à sa Jane dans le dernier "Tarzan", qui repart sur les traces de l'une des plus anciennes légendes d'Hollywood.

"Je n'ai jamais voulu jouer les femmes en détresse et Jane est tout sauf ça", estime l'actrice qui aura 26 ans samedi.

Très tôt, Margot Robbie et le réalisateur David Yates sont donc tombés d'accord pour que son interprétation de Jane Porter dans ce 51e film sur Tarzan donne un personnage bagarreur au fort caractère.

Une femme capable, comme elle le fait dans le film, de cracher à la figure d'un homme de main du roi des Belges Leopold II, le lâche Leon Rom joué par Christoph Waltz, plutôt que de céder à ses exigences en criant pour piéger Tarzan.

Cette force de caractère, Margot Robbie l'avait déjà transmise à son personnage de beauté sculpturale qui ne s'en laisse pas conter dans "Le Loup de Wall Street" de Martin Scorsese. Elle habite aussi la crapuleuse Harley Quinn, anti-superhéroïne du prochain "Suicide Squad" de David Ayer.

L'évolution du style de Margot Robbie

Née en Australie le 2 juillet 1990, l'actrice blonde aux yeux clairs s'est d'abord illustrée chez elle dans la sitcom "Les voisins" (Neighbours) avant d'enclencher un virage plutôt rare dans un secteur où de nombreuses actrices déplorent de se voir toujours proposer des rôles trop creux.

"Je pense que ça s'améliore vraiment", veut croire Margot Robbie. "On reconnaît enfin que ce sont les femmes qui achètent la moitié des tickets", a-t-elle déclaré à l'AFP lors de la présentation à Beverly Hills de "Tarzan", avant sa sortie vendredi aux Etats-Unis et le 6 juillet en France.

"Si on ne conçoit pas de rôles auxquels les femmes puissent s'identifier, alors celles-ci ne vont pas avoir autant envie de les voir. Et si elles n'ont pas tellement envie de voir" ces films, alors les studios "ne pourront pas se faire de l'argent. Je crois qu'ils avaient besoin de reconnaître ça et que le secteur a finalement répondu de façon positive, que les gens font un vrai effort."

Retour aux origines

Si elle admet recevoir encore des propositions de rôles qu'elle ne trouve pas à la hauteur, Margot Robbie dit sentir que producteurs et réalisateurs sont prêts à travailler avec elle pour étoffer ses personnages.

Dans "Tarzan", c'est d'ailleurs le héros joué par Alexander Skarsgard qui passe la plupart du film à moitié nu tandis que Margot Robbie est parvenue à rester vêtue.

Et c'est le corps de l'acteur qui a en partie convaincu le réalisateur David Yates, déjà derrière la caméra pour les quatre derniers "Harry Potter", d'embaucher Alexander Skarsgard plutôt que l'acteur de "Superman" Henry Cavill que lui proposaient les producteurs.

C'est son côté moins célèbre mais aussi son profil d'acteur physique qui l'ont attiré... et l'ont poussé à demander au Suédois de 39 ans des efforts supplémentaires pour se forger une vraie silhouette de roi de la jungle, a confié le metteur en scène britannique.

"Il était tellement motivé. Je lui ai demandé (...) +pourrais-tu m'envoyer des photos de toi+, ce qui a pu avoir l'air un peu bizarre", s'est amusé David Yates lors de la présentation. "Et donc j'ai reçu chaque semaine une photo d'Alex nu, enfin pas complètement nu, et après deux ou trois semaines, je me suis dit +ok c'est bon, c'est super+". Le tournage pouvait commencer.

"Tarzan" renoue avec les aventures du roi de la jungle plusieurs années après sa rencontre avec Jane en Afrique.

Vivant parmi les notables à Londres, Tarzan, alias Lord Greystoke, se laisse convaincre par un ancien combattant de la guerre civile américaine, joué par Samuel L. Jackson, de retourner au Congo pour découvrir si Leopold II a fait de ses habitants des esclaves.

Le film "est une histoire sur les origines plus que tout autre chose", a souligné Samuel L. Jackson, 67 ans. "On y découvre pourquoi exactement il est devenu Tarzan et quelle est sa relation avec le monde des grands singes, comment il y a été traité, qui l'a aimé, qui l'a harcelé."

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