POLITIQUE

Martine Ouellet ne veut pas répéter les erreurs de la campagne de 2014 (VIDÉO)

30/06/2016 12:05 EDT | Actualisé 30/06/2016 12:37 EDT

QUÉBEC – Seule candidate «pressée» dans la course à la chefferie du PQ, Martine Ouellet promet, si elle est élue, de faire porter les élections de 2018 sur l’indépendance du Québec.

La candidate a souligné jeudi qu’il s’agirait d’une première pour le PQ depuis la campagne de Jacques Parizeau en 1994; une critique à peine voilée envers les chefs qui lui ont succédé. «La prochaine élection, on va la faire porter sur l’indépendance, avec l’engagement de réaliser l’indépendance dans le premier mandat, a-t-elle dit en présentant son plan pour promouvoir la souveraineté d’ici 2018. Et ça, c’est assez nouveau, je vous dirais, depuis 1995, depuis 20 ans.»

«La dernière fois, en 2014, on s’est présentés en élections et on a eu toutes sortes de questions sur l’indépendance et on n’a pas été capables de répondre correctement à ces questions-là. Il ne faut plus jamais que ça se reproduise, une situation comme celle-là, a-t-elle ajouté en référence à la campagne du PQ menée par Pauline Marois. Il faut s’assumer comme indépendantistes.»

Martine Ouellet s’inspire notamment de l’expérience écossaise en proposant de publier un livre répondant aux principales questions sur l’indépendance qui serait intitulé Les 50 + 1 réponses pour l’indépendance. Les indépendantistes écossais avaient publié un ouvrage similaire, The Wee Blue Book.

La candidate estime que les diverses études réalisées sur l’indépendance au fil des ans «sont encore bonnes aujourd’hui». «Il faut juste s’assurer de prendre toute cette information-là et de la rendre accessible avec un outil qui, en dedans d’un coup d’œil, [donne] l’essentiel de l’information», dit-elle

Si elle prend la tête du PQ, la députée de Vachon proposera un plan en trois axes pour promouvoir l’indépendance d’ici 2018 : la mobilisation du PQ, la convergence des indépendantistes et une consultation populaire sur le projet de pays.

Martine Ouellet est la seule des cinq candidats à la direction du Parti québécois à promettre l’indépendance dans un premier mandat. Véronique Hivon et Alexandre Cloutier prendront position avant l’élection de 2018, tandis que Jean-François Lisée promet un référendum uniquement dans un second mandat. Paul Saint-Pierre Plamondon, lui, n’a pas fixé d’échéancier.

Brexit

Par ailleurs, Martine Ouellet estime que les turbulences liées au Brexit ne nuisent pas à son projet de référendum dans un premier mandat.

Pour la candidate, l'impact de la décision des Britanniques de quitter l'Union européenne, source d'instabilité politique et économique, est temporaire.

Elle estime que la population de Grande-Bretagne a su s'affranchir du discours corporatiste des milieux financiers qui prônaient le statu quo.

La candidate a aussi fait valoir que la banque centrale britannique avait prévu des réserves de liquidités pour absorber les turbulences des marchés financiers.

«Je pense que tout ça va se placer, je pense que les différents acteurs qui ont des intérêts à protéger se manifestent actuellement, comme ils se sont manifestés», dit-elle.

Avec La Presse Canadienne

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