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Une otage libérée raconte les meurtres des deux otages canadiens aux Philippines

24/06/2016 10:23 EDT | Actualisé 24/06/2016 10:23 EDT

Les militants d'Abou Sayyaf ont manifesté de la joie en regardant deux Canadiens se faire décapiter dans la jungle du sud des Philippines, a déclaré la compagne d'infortune des deux hommes, vendredi.

Marites Flor a raconté aux journalistes le moment déchirant où John Ridsdel et Robert Hall avaient été menottés et emmenés dans une clairière pour être tués, le premier en avril et le second au début du mois de juin, par les membres de l'organisation terroriste islamiste.

Mme Flor, une citoyenne des Philippines, a précisé que M. Hall était son fiancé.

Elle a fait ces commentaires lors d'une conférence de presse à Davao, où elle a rencontré le président philippin, Rodrigo Duterte, après avoir été relâchée par Abou Sayyaf dans la province de Sulu.

La femme âgée de 38 ans a indiqué que les militants s'étaient réjouis de la mort de MM. Ridsdel et Hall, précisant toutefois qu'elle n'avait pas été témoin des meurtres.

Marites Flor avait été enlevée en compagnie des deux Canadiens et du Norvégien Kjartan Sekkingstad dans un lieu de villégiature sur l'île de Samal en septembre dernier et emmenée dans la jungle de la province de Sulu, une région où la majorité des habitants sont musulmans.

Les membres d'Abou Sayyaf ont tué John Ridsdel et Robert Hall après que la date limite pour l'envoi de la rançon qu'ils réclamaient eut passé sans que l'argent ne leur soit transmis.

Le premier ministre Justin Trudeau a condamné l'assassinat des deux Canadiens et demandé aux autres pays de ne pas verser de rançons aux ravisseurs de leurs ressortissants afin de décourager les militants de se livrer à une telle pratique.

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