BIEN-ÊTRE

Pour son premier défilé hommes, Balenciaga puise dans sa tradition haute couture

22/06/2016 12:06 EDT | Actualisé 22/06/2016 12:06 EDT

Jamais en un siècle d’existence Balenciaga n’avait présenté un vêtement pour homme sur un podium. C’est chose faite depuis mercredi à Paris, avec un défilé où la maison a puisé dans sa tradition haute couture.

Très attendu, au premier jour des défilés parisiens de mode masculine pour l’été 2017, le show Balenciaga a proposé des vêtements, amples ou très ajustés, qui sont autant d’hommages à l’histoire de la griffe créée en 1917 par Cristobal Balenciaga, « le couturier des couturiers ».

Directeur artistique depuis octobre, le Géorgien Demna Gvasalia, 35 ans - qui a succédé à l’Américain Alexander Wang - voit l’homme Balenciaga dans des costumes aux coupes classiques, aux vestes portées sur des pantalons bouffants et des chaussures à talons compensés.

« Cristobal Balenciaga était un maître-tailleur et dans nos archives sont conservés les premiers croquis de vêtements pour hommes que le couturier avait dessinés non seulement pour ses clients, mais aussi pour lui-même », précise la maison.

« Les coupes signées aujourd’hui Demna Gvasalia sont l’équivalent masculin des lignes haute couture de la marque », fait-elle valoir.

L’expérience du sur-mesure de Balenciaga est mise au service de cette première collection où les manteaux droits, en peau, alternent avec les bombers, les blousons ultra-courts, les chemises à manches courtes ou les T-shirts moulants.

Le vestiaire du soir est, lui, d’inspiration liturgique avec des costumes dont la soie a été tissée par le fournisseur du Vatican. Le défilé s’est d’ailleurs déroulé sous les verrières du collège jésuite de Paris, Saint-Louis de Gonzague, dans un quartier huppé de la capitale.

En accord avec le lieu, l’homme porte une étole sur sa veste dont les teintes rappellent la pourpre cardinalice. Le reste de la palette de couleurs va du noir au marine, en passant par le vert menthe ou le carmin.

Streetwear à la japonaise pour Facetasm

Perfectos vieillis et sans manches, T-shirts larges à encolure asymétrique, trenchs déstructurés, gilets de sécurité phosphorescents revisités pour le quotidien, pantalons extra-larges, superpositions: le Japonais Hiromichi Ochiai, spécialiste du streetwear, a fait de sa griffe Facetasm l’une des plus prisées des jeunes Tokyoïtes.

Pour le printemps et l’été prochains, le créateur de 39 ans, finaliste du prix LVMH 2016, poursuit son travail remarqué sur les proportions en revisitant les basiques avec fraîcheur et audace, et une finition quasi couture, comme ces jambes de pantalon aux lacets montants aperçus lors du show organisé dans un ancien atelier parisien du quartier de la Bastille.

« Je vis à Tokyo où il n’y a pas de frontières entre haute couture et le prêt-à-porter. Je pense pouvoir réaliser des créations des deux façons, respectant les règles, mais en même temps je n’y suis pas obligé! », a-t-il confié à l’AFP en coulisses.

Le premier défilé hommes de Balenciaga