BIEN-ÊTRE

Les tendances repérées lors de la Semaine de mode masculine de Milan

20/06/2016 12:01 EDT | Actualisé 20/06/2016 12:08 EDT

Voici les tendances repérées à Milan annonciatrices du printemps-été 2017 lors des défilés Dolce & Gabbana, Versace, Marni, Cavalli entre autres. Tour d'horizon.

Domenico Dolce et Stefano Gabbana ont une fois encore créé l'événement lors du premier jour de la Semaine de mode dans la capitale lombarde, avec un défilé très applaudi, précédé d'un concert du groupe de jazz Hot Sardines, qui a d'entrée mis l'ambiance dans un décor très Palm Springs. L'après-midi serait bluesy, jazzy, funky, rockabilly.

Mais l'événement était aussi dans la salle, le duo sicilien ayant invité un parterre de jeunes mâles à faire pâmer les adolescentes, amassées par centaines à l'entrée de l'hôtel Metropol.

Au premier rang, Cameron Dallas, 21 ans, star des réseaux sociaux (9,4 millions de followers sur Vine et 12,3 millions sur Instagram), mais également un aréopage de « fils de»: Rafferty, fils de Jude Law, Gabriel, fils de Daniel Day Lewis et Isabelle Adjani, Lucas, fils de Mick Jagger, et Brandon, fils de Pamela Anderson et Tommy Lee.

C'est un autre « fils de», emblématique de cette «génération du Millénaire» vissée à son téléphone intelligent, qui a ouvert le défilé: Presley Gerber, fils de la top Cindy Crawford.

Beaucoup de noir et blanc, et comme souvent avec les stylistes siciliens, de magnifiques imprimés sur soie: instruments de musique, musiciens, ananas, feuilles de palmier, zébras et léopard.

Les garçons défilent avec de gros écouteurs aux oreilles, baladeur numérique à la main, et leurs pantalons se portent au-dessus de la cheville.

Les vestes de smoking sont brodées de sequins qui brillent, des surpiqures visibles, des carreaux et des rayures. C'est sexy, festif et élégant.

Du sexy, on en a vu aussi chez Donatella Versace, dont le défilé était précédé d'un film de Bruce Werber mettant en scène une douzaine de mannequins, dont l'incontournable Gigi Hadid, se déhanchant façon hip hop sur «Cream» de Prince, à Chicago.

- Simple et efficace

Après cette introduction, le défilé a fait sensation sur un remix inédit des tubes du Kid de Minneapolis. «Légèreté, stratification, fluidité et fonctionnalité: tout est pensé pour la vie contemporaine», expliquait la styliste.

Les parkas sont longues et en nylon quasi-transparent, façon toile parachute, les trenchs fluides se portent ouverts, les chemises en soie se zippent pour devenir des bombers.

Les pulls en maille ultra-fine se portent à même la peau ou négligemment noués autour de la taille, et des pièces plus sport font leur apparition, comme ces shorts de cyclistes ou ces fuseaux en molleton de coureurs de fond.

Beaucoup de vert olive, de bleu pétrole, du chocolat, du doré, du lie de vin, et l'uni qui règne en maître: faisons simple et efficace.

La simplicité, on l'a retrouvée chez Jil Sander, dont la collection, «niant les superflus», réunissait une série de tenues, voire d'uniformes, aux tons très passe-partout: sable, beige, bleu gris, vert clair, avec quelques touches d'orange.

Chez Canali, c'est le chiné, les tons pastels -- vieux rose, brique -- qui prédominaient, avec comme toujours de belles coupes et des détails qui signent l'élégance: ici, la pochette de couleur ne se porte pas au revers du veston, mais au-dessus des poches latérales, dans un emplacement dédié, et la veste se ferme avec un seul bouton, sur le nombril.

L'homme Marni fait pour sa part dans le sophistiqué et l'original avec des blouses ajustées dans le dos, de beaux cartables en cuir à la main, des shorts larges et ces drôles de tops, déstructurés, dont les trois pans s'unissent à l'aide de scratchs.

Les photos du défilé Dolce & Gabbana

Défilé Dolce & Gabbana hommes printemps/été 2017