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Essai routier long terme Mazda CX-3 2016 : charmant mais... (PHOTOS)

15/06/2016 07:03 EDT | Actualisé 15/06/2016 07:11 EDT

Le Mazda CX-3 a du charme, beaucoup de charme. En fait, même après avoir passé les dernières semaines au volant du petit utilitaire sport, sa vue me fait toujours sourire. Il est charmant, stylé et racé, et donne une impression d’aérodynamisme prononcé.

Mazda CX-3 2016

Il est vrai que son design ressemble à celui des autres membres de la famille Mazda, mais sa dimension nettement plus réduite (après tout, le CX-3 est basé sur la plateforme de la petite Mazda2 qu’on ne verra plus au Canada) et son allure plus profilée lui donnent un style plus sportif, au sens aérodynamique du terme.

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Quelques milliers de kilomètres après avoir pris le volant (en fait, quelque 3 000 kilomètres), aucun des membres de ma famille ne s’est encore lassé du style. Même chose pour l’habitacle d’ailleurs, où les détails de finition et la qualité de l’allure en général continuent d’attirer des éloges. Mais, car comme dans toutes les voitures il y a un mais, un usage plus intensif a permis de trouver quelques défauts dans la cuirasse d’un utilitaire sport sous-compact malgré tout fort intéressant.

L’habitude du moteur

Le Mazda CX-3 a remporté le titre d’utilitaire sport de l’année au Canada remis par l'AJAC. La même association lui a aussi décerné le premier prix dans la catégorie des véhicules verts, en raison de la présence de son moteur 4 cylindres 2,0 litres plutôt frugal et ses nombreuses composantes SkyActiv plus efficaces. De ce point de vue, la CX-3 est effectivement une réussite.

Au cours des dernières semaines, il a été utilisé on ne peut plus normalement. Oubliez les tests d’accélérations vives ou de freinages brusques auxquels nous soumettons parfois nos voitures d’essai. Dans ce cas, c’est la vie de famille qui l’emporte sur toute autre méthode.

Le conducteur que je suis s’en est servi en abondance pour se déplacer en ville et, à l’occasion, sur autoroute. Chérie, pour sa part, a essentiellement testé la portion autoroute, se déplaçant à son volant surtout pour le boulot. Et d’autres essayeurs ont fait un joyeux mélange des genres, justement pour être le plus représentatif possible de l’usage normal d’un véhicule.

Et ô surprise, après plus de 3 000 kilomètres, la moyenne affichée combinée se situe avec précision dans la fourchette estimée par le fabricant, soit de 7,7 litres aux 100 kilomètres. Une moyenne excellente en tenant compte qu’aucun effort particulier d’économie n’a été réalisé, et qu’un certain nombre de conducteurs aux habitudes variées se sont succédé à son volant. Il est vrai que de ce nombre, on retrouve des pilotes moins aguerris ou à tout le moins plus amicaux avec l’accélérateur, mais en général, la moyenne est représentative.

Il est vrai aussi que les 146 chevaux de puissance sont un peu justes, et que le couple de 146 lb-pi ne suffit pas réellement à lancer le véhicule avec vivacité. L’usage du mode sport (un petit bouton logé juste au-dessous du levier de transmission) permet de maintenir le régime moteur un peu plus élevé, et facilite les accélérations plus vives. Il s’agit cependant d’un simple détail, puisque c’est le genre de situation que l’on ressent habituellement en entrée d’autoroute, mais rarement au moment d’un déplacement urbain.

Il faut aussi savoir que quelques jours ont suffi à chérie et à moi-même pour s’habituer à la puissance du moteur, et pour apprendre à maximiser le couple au moment nécessaire. Bien sûr, quand c’est le cas, le moteur fait entendre un grognement moins satisfait, mais finit par accéder aux demandes du conducteur.

Habitacle sans reproche

J’ai une sœur, légèrement plus vieille que moi, pour qui l’automobile est un mystère total. Elle conduit pour se rendre du point A au point B, et conserve ses véhicules plus de dix ans. Sa dernière compacte, revendue il y a quelques mois, datait de 2004, mais n’avait que 62 000 kilomètres au compteur (une voiture que fiston apprécie désormais chaque jour). Ma sœur, disais-je, a changé son véhicule pour un nouveau CX-3 2016.

Après plusieurs mois d’usage, elle finit toujours par se retrouver entre les fonctions multimédias, parvient presque chaque fois à utiliser correctement son téléphone mains libres, et a fini par s’habituer aux systèmes de sécurité embarqués, comme la caméra de recul ou le détecteur d’angle mort, de son petit VUS.

Même elle a réussi à maitriser, en bonne partie, le système Mazda Connect qui permet de contrôler, à l’aide d’une molette logée entre les sièges avant les systèmes de divertissement et de confort. C’est aussi dans cet écran que l’on retrouve les informations de navigation alors que, devant les yeux, se dresse un petit écran de plastique qui affiche les informations de circulation.

Tout cela est un peu intimidant aux premiers abords, mais on finit, une fois les multiples menus explorés à quelques reprises, par s’y retrouver assez aisément. L’écran aurait avantage à être un peu plus grand, mais il se fond en général, assez bien dans le décor.

Les sièges de cuir sont assez bien formés pour offrir un support agréable, et l’espace pour les passagers arrière est, à défaut d’autre terme, suffisant. Fiston, qui fait près de 1m90, s’y trouve un peu à l’étroit, mais les gens de dimensions normales y seront plus à l’aise, sans cependant exagérer.

Ici non plus, tout n’est pas parfait. Les assises sont un peu justes en taille, et offrent un support adéquat si vous n’êtes pas trop grand. Une fois la taille moyenne dépassée cependant, la bordure avant de l’assise coupera littéralement la circulation dans la cuisse, exigeant des arrêts ou des changements de position plus fréquents.

Petit bémol aussi pour l’espace de chargement aux dimensions, disons-le, limitées. Un couple aura de quoi transporter tous ses objets, abaissant les sièges de deuxième rangée au besoin, mais une famille ne saurait se permettre de partir en week-end, les valises de tous les passagers n’ayant pas assez d’espace.

Conclusion

Deux mois et 3 000 kilomètres plus tard, le Mazda CX-3 ne déçoit pas. Les défauts notés au premier essai se sont vérifiés, et les qualités retenues en matière de conduite, de tenue de route et de sensations se sont confirmées. Il ne reste que quelques semaines à notre essai, qui cette fois, sera réalisé en pleine période estivale. Il sera donc temps d’en tester le confort un peu plus.