POLITIQUE

Le NPD veut rendre l'étiquetage des OGM obligatoire au Canada

14/06/2016 01:38 EDT | Actualisé 14/06/2016 01:38 EDT

OTTAWA – Le Canada devrait suivre l’exemple du Vermont et exiger que tous les produits qui contiennent des organismes génétiquement modifiés (OGM) soient identifiés de façon claire, selon le Nouveau Parti démocratique.

Le député de Sherbrooke, Pierre-Luc Dusseault, a déposé un projet de loi privé afin de rendre l’étiquetage des OGM obligatoire. Il dit que les « consommateurs ont le droit de savoir » si leurs aliments ont été modifiés d’une quelconque façon.

« Lorsque mon projet de loi sera adopté, il sera alors interdit de vendre des aliments génétiquement modifiés à moins qu’une étiquette n’y indique clairement la présence de ceux-ci », a-t-il expliqué en conférence de presse.

« Il est grand temps que les consommateurs canadiens puissent eux aussi avoir toute l’information pertinente pour faire un choix éclairé. »

- Pierre-Luc Dusseault, député de Sherbrooke

Dusseault précise que ce changement, s’il est adopté par la Chambre des communes, ne se ferait pas du jour au lendemain. Le gouvernement fédéral devra d’abord définir l’expression « génétiquement modifié » et ensuite appliquer la loi.

pierre luc dusseault

Son projet de loi pourrait être débattu avant la fin de l’année 2016. (Photo : PC)

À l’heure actuelle, Santé Canada exige l’étiquetage obligatoire des OGM s’il y a un risque pour la santé, si une substance allergène est présente ou s’il y a eu un changement dans la composition de l’aliment.

La porte-parole du NPD en matière d’Agriculture, Ruth Ellen Brosseau, fait valoir que 65 pays, dont l’Australie et la Nouvelle-Zélande, ont déjà imposé l’étiquetage obligatoire des OGM en partie ou sur la totalité de leur territoire.

Le 1er juillet, le Vermont deviendra le premier État américain à exiger l’affichage des OGM. Le Maine et le Connecticut pourraient suivre cette voie également.

Québec pousse l’idée

Le ministre québécois de l’Agriculture, Pierre Paradis, a entamé des pourparlers avec son homologue de l’Ontario afin d’uniformiser la réglementation. Il souhaite s’inspirer de l’exemple du Vermont et ainsi forcer les transformateurs à étiqueter leurs produits en Amérique du Nord.

Le ministre Paradis pourrait discuter de ces mesures lors de la rencontre annuelle des ministres de l’Agriculture des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux qui a lieu au mois de juillet.

L’aile québécoise du Parti libéral du Canada avait également voulu soulever l’enjeu de l’identification obligatoire des OGM lors du congrès de Winnipeg, en mai. Mais la proposition n’a pas été débattue à ce moment-là.

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