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Découvrez la nouvelle Mary Poppins du Québec! (PHOTOS)

14/06/2016 07:01 EDT | Actualisé 14/06/2016 07:02 EDT
Courtoisie Juste Pour Rire

Après Julie Andrews dans le film de Disney en 1964 et les nombreuses interprètes qui se sont succédé pendant plus de 2500 représentations sur Broadway, une Québécoise peu connue du grand public prendra les traits de la nounou qui a fait rêver toutes les générations : Joëlle Lanctôt.

Les amateurs de comédies musicales connaissent la comédienne depuis qu’elle a joué Betty Rizzo dans Grease, l’été dernier. Sa grande maîtrise vocale et son interprétation plus que convaincante l’avaient placée dans une classe à part sur la scène du Théâtre Saint-Denis.

mary poppins

Un an plus tard, Lanctôt est la tête d’affiche de la mégaproduction estivale de Juste pour rire. Un stress auquel elle tente de ne pas réfléchir.

« Dans ma tête, je vis cette aventure en groupe. Oui, je suis présente dans presque toutes les scènes et j’ai beaucoup de choses à faire, mais je ne veux pas me mettre ce genre de pression. Je m’appuie sur mon équipe. »

Oui, mais… « En répétitions, quand on pratique le salut et qu’il y a un moment où j’arrive toute seule pour recevoir les applaudissements, c’est un peu spécial. Je me sens pleine de joie et de gêne… »

La jeune femme concrétise un rêve qui est né il y a 15 ans, au Collège Saint-Paul à Varennes. « En première secondaire, quand j’ai assisté au spectacle des finissants, qui chantaient sur la grosse scène avec leurs costumes et leur micro-casque, je me suis dit que je devais être comme eux! Et je l’ai été! En quatrième secondaire, je jouais dans La Légende de Jimmy et l’année suivante, j’interprétais la serveuse automate dans Starmania. »

S’est alors confirmé son intérêt pour le jeu, et plus spécialement pour le théâtre musical, qu’elle a étudié au Collège Lionel-Groulx de Sainte-Thérèse. Un passage qui lui a malheureusement fait perdre ses illusions.

« De façon très naïve, j’imaginais gagner ma vie là-dedans, quand j’étais au secondaire. Mais à force d’évoluer dans le milieu et de prendre conscience de la rareté des opportunités, j’y croyais de moins en moins. Quand j’ai terminé Lionel-Groulx, je ne savais plus si ce serait mon chemin… »

Résultat, elle est allée de surprise en surprise, participant à des comédies musicales modestes et quelques pièces de théâtre. Jusqu’à ce qu’elle soit choisie pour Grease et que des dizaines de milliers de personnes comprennent qu’elle aurait un jour un grand rôle.

« Je suis heureuse d’avoir joué Rizzo en premier. Ça m’a permis de vivre une transition graduelle jusqu’à cette année. Maintenant, je connais l’équipe technique, et le Saint-Denis, c’est un peu chez nous. Si j’avais eu un premier rôle en partant, j’aurais été dépassée par les événements. »

C’est donc la tête froide qu’elle a enchaîné les répétitions et essayé pour la première fois l’attirail qu’elle devra porter tous les soirs.

« De l’extérieur, tout est beau : on voit la robe à la taille fine et le chapeau à la bonne place. Mais en dessous, je porte un cuissard de vélo, un harnais, un gilet par balles et tout le kit pour que je puisse voler. Sans oublier le gros jupon, la chemise d’époque et le micro. »

Au-delà du costume, le rôle de Mary Poppins est un énorme défi sur tous les plans. D’abord, la voix. « Je n’ai jamais chanté dans un registre lyrique de ma vie, outre quelques exercices à l’école. À la base, moi, je suis une comédienne qui chante. Je ne pensais pas qu’on me ferait confiance pour ce rôle. Heureusement, j’ai eu plusieurs mois pour me préparer. »

Puis, la danse. « Je ne danse pas autant que les danseurs du show, mais c’est un défi pareil. On a sué nos vies en répétitions! » Et finalement, le jeu. « J’avais un préjugé sur Mary. Je la voyais comme une gentille fille facile à jouer. Mais à force de l’explorer, je réalise à quel point elle est complexe. Je dois rendre sa féminité extrême, son côté très caractériel et organisé, qui sait toujours où elle s’en va et qui ne fait jamais rien pour rien. Tout cela, avec simplicité, grâce, élégance… et un peu de magie! C’est une chorégraphie mentale de jouer un tel personnage. »

Mary Poppins sera présentée dès le 15 juin au Théâtre Saint-Denis.

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