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Pilote d'essai chez Renault sport, Nicolas Latifi lorgne vers la F1

13/06/2016 07:22 EDT | Actualisé 13/06/2016 07:22 EDT
Courtoisie

Cela semble tomber sous le sens : un pilote d’essai d’une écurie de Formule 1 comme Renault Sport ne peut faire autrement que de penser rouler un jour au volant d’une voiture. Un rêve que tous les pilotes d’essai caressent. Mais pour le jeune Nicolas Latifi, Montréalais d’origine et Torontois d’adoption, le rêve est encore loin. Ce qui ne l’empêche pas d’y penser, bien au contraire.

« Je travaille actuellement sur un plan de deux années. Cette année, c’est ma première, je suis ici pour apprendre. Je profite de tous les instants pour maitriser ce qui se passe et regarder les pilotes d’expérience. C’est aussi la première fois que j’assiste à un Grand Prix directement dans les garages, derrière la scène, et c’est un apprentissage spectaculaire », a expliqué le pilote, rencontré en entrevue en marge du Grand Prix du Canada.

Mais le véritable défi du jeune homme, c’est d’impressionner les dirigeants de Renault Sport en GP2, où il court. « Je sais qu’ils ont les yeux fixés sur mes résultats et que c’est avec ces résultats que je pourrai les impressionner. Cette année, j’apprends, mais l‘an prochain, je vais gagner », a-t-il expliqué.

Son rôle de pilote d’essai avec Renault sport est assez ingrat, même si le jeune homme se refuse à le dire. Il se contente, pour le moment, de tester quelques réglages sur simulateur, et n’a même jamais posé les mains sur le volant d’une voiture de Formule 1. Une situation qui, il l’espère, sera chose du passé d’ici la fin de la saison. « Mon plan, c’est de faire quelques essais avec la F1 d’ici la fin de l’année. Pour cela, je dois parfaire mon apprentissage et être patient. Être ici avec l’équipe, dans les coulisses du Grand Prix, c’est une occasion incroyable pour moi et je dois saisir toutes les chances qui se présentent pour parvenir à mes fins », conclut le jeune homme.

Renault et Infiniti

Alors que le manufacturier Infiniti n’est plus commanditaire en titre comme c’était le cas l’année dernière, ses ingénieurs et plusieurs dirigeants sont toujours fortement impliqués. C’est d’ailleurs dans le cadre d’une activité chez Luciani Infiniti que nous avons pu rencontrer le pilote d’essai canadien.

Pour Infiniti, le rôle en Formule 1 s’est assagi, mais n’en est pas moins important. Le partenariat avec Renault permet de maximiser les développements technologiques, et les deux équipes échangent leurs connaissances.

« Pour moi, c’est un double plaisir que de voir Nicolas au sein de l’équipe Renault Sport. D’abord parce que Infiniti y est impliqué, que le jeune pilote est canadien, mais aussi parce que, je l’avoue, j’ai toujours eu un faible pour Renault », explique pour sa part le responsable des communications chez Infiniti et Nissan Canada, Didier Marsaud, lui-même ancien membre du personnel de Renault Sport en France.

« La formule un continue d’être un excellent laboratoire, c’est ce rôle que nous souhaitons préserver par notre implication », conclut Monsieur Marsaud.

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