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Syrie: au moins 15 civils tués dans des raids du régime sur Alep

08/06/2016 09:22 EDT | Actualisé 09/06/2017 05:12 EDT
THAER MOHAMMED via Getty Images
A man stands on the rubble of a destroyed building following reported air strikes by government forces in the rebel-held Shaar neighbourhood of the northern city Aleppo on June 8, 2016. Syrian government air strikes on rebel-held neighbourhoods of the divided second city Aleppo killed at least 15 civilians, the Syrian Observatory for Human Rights said. The monitoring group said at least 10 of the dead came in strikes just outside the Al-Bayan clinic in the Shaar neighbourhood. / AFP / THAER MOHAMMED (Photo credit should read THAER MOHAMMED/AFP/Getty Images)

Au moins 15 civils, dont deux enfants, ont été tués et des dizaines blessés mercredi dans de nouveaux raids du régime syrien sur des quartiers contrôlés par les rebelles dans la ville d'Alep (nord), selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Des responsables de la défense civile dans Alep ont fait pour leur part état d'une vingtaine de morts dans les frappes sur plusieurs quartiers rebelles de l'est de la métropole.

Le quartier de Chaar a été visé par des barils d'explosifs largués par les avions du régime. Deux sont tombés sur une rue bondée à 15 mètres de l'hôpital Al-Bayane dont la façade a été endommagée, selon un correspondant de l'AFP sur place.

«Au moins 15 civils ont été tués et des dizaines blessés dans les bombardements aériens», a indiqué l'OSDH, en précisant que le bilan risquait de s'alourdir en raison du nombre élevé de blessés grièvement atteints.

Parmi les 15 morts, dix ont péri dans la chute d'un baril d'explosifs devant l'hôpital à Chaar, a précisé l'ONG.

L'ONU et les organisations de défense des droits de l'Homme ont dénoncé maintes fois le recours du régime aux barils d'explosifs, une arme particulièrement destructrice et qui tue de manière aveugle.

Dimanche, 23 personnes ont été tuées dans des raids du régime du président Bachar al-Assad sur les quartiers rebelles selon l'OSDH.

La ville d'Alep est divisée depuis 2012, les quartiers est sont sous contrôle des rebelles et ceux de l'ouest aux mains du régime.

Les secteurs rebelles, où vivent quelque 200 000 personnes, sont totalement assiégés, après que la seule route de sortie hors d'Alep a été de facto coupée en raison des bombardements du régime.

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