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Les préjugés négatifs à l'égard des Autochtones persistent

08/06/2016 10:22 EDT | Actualisé 27/06/2016 11:00 EDT
ISTOCK/JOY FERA

Les résidents des Prairies entretiennent plus de préjugés négatifs à l'égard des peuples autochtones qu'ailleurs au pays, selon un sondage réalisé par l'institut Environics.

L'enquête menée auprès de plus de 2000 Canadiens non autochtones révèle que les préjugés négatifs persistent à l'égard des Premières Nations, des Métis et des Inuits.

C'est en Saskatchewan, au Manitoba et en Alberta que les stéréotypes négatifs sont les plus forts : plus de la moitié des résidents de ces provinces décrivent la relation entre les peuples autochtones et non autochtones comme « plutôt négative » ou « très négative ». Le Québec arrive en quatrième place avec 48 % des répondants qui décrivent les rapports entre les deux groupes comme étant négatifs.

Par ailleurs, 65 % des répondants croient que la plupart des Canadiens entretiennent, consciemment ou non, des préjugés négatifs à l'égard des Autochtones.

Selon le chef national de l'Assemblée des Premières Nations (APN), Perry Bellegarde, ces stéréotypes sont un obstacle de taille au processus de réconciliation et mettent en lumière la nécessité de consacrer encore plus d'énergie à l'éducation et à la sensibilisation du public.

Le stéréotype selon lequel les Autochtones sont bêtes, stupides, paresseux, ivres et vivent de l'aide sociale - mettez ça de côté.

- Perry Bellegarde, chef national de l'Assemblée des Premières Nations

« Si nous allons nous réconcilier, il faut que les Canadiens libèrent leurs pensées, leur coeur et leur esprit des idées fausses au sujet des peuples autochtones », dit M. Bellegarde.

Méthodologie

L'institut Environics a réalisé, du 15 janvier au 8 février 2016, un sondage téléphonique auprès de 2001 résidents du Canada âgés de 18 ans et plus qui ne s'identifiaient pas comme Autochtones (Première Nation, Métis ou Inuit).

L'échantillon a été stratifié pour assurer une représentation adéquate par âge, sexe et province/territoire. Les données finales ont été pondérées afin de s'assurer que la composition de l'échantillon correspond à la population d'après le recensement de 2011.

La marge d'erreur est de plus ou moins 2,2 points de pourcentage au niveau de confiance de 95 %.

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