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Début de la sélection du jury au procès de Richard Henry Bain

06/06/2016 07:01 EDT | Actualisé 06/06/2016 07:01 EDT
Radio-Canada.ca

Le procès de Richard Henry Bain, accusé de meurtre et de tentatives de meurtre relativement à l'attentat commis au Métropolis, le 4 septembre 2012, s'est mis en branle, lundi, au palais de justice de Montréal, avec la sélection du jury.

L'accusé a formellement plaidé non coupable aux six chefs d'accusation déposés contre lui dans la foulée de cet attentat, commis au moment où la chef péquiste Pauline Marois se trouvait sur la scène pour y prononcer un discours de victoire électorale.

M. Bain est accusé du meurtre de Denis Blanchette, un technicien éclairagiste qui était en fonction le soir du drame. Il doit aussi répondre à des accusations de tentative de meurtre, dont une visant Dave Courage, un collègue de M. Blanchette qui est demeuré handicapé par la suite.

Environ 200 jurés potentiels se sont présentés devant le juge Guy Cournoyer de la Cour supérieure du Québec. Pendant une trentaine de minutes, le magistrat leur a expliqué en quoi consiste le procès, et le rôle que les jurés doivent remplir.

Le juge Cournoyer leur a notamment parlé de l'importance d'avoir l'esprit face au procès, et de ne pas avoir d'idées préconçues, malgré l'importance de la couverture médiatique consacrée à cette affaire.

La sélection des 14 membres du jury a commencé aux alentours de midi, le juge devant d'abord entendre les demandes d'exemption soumises par une cinquantaine de personnes. Les citoyens de 65 ans et plus peuvent par exemple réclamer une exemption.

Les candidats jurés seront notamment interrogés sur leur connaissance de l'affaire et sur leur maîtrise de l'anglais, langue dans laquelle se déroulera une bonne partie du procès.

Le procès de M. Bain a connu de nombreux retards au fil des mois, l'accusé ayant multiplié les requêtes et les changements d'avocats, après avoir voulu se représenter lui-même pendant un certain temps.

Son procès doit s'ouvrir plus tard cette semaine. Selon le juge Cournoyer, il devrait durer entre six et huit semaines. Les jurés qui ont des vacances prévues pendant cette période ont d'ailleurs été prévenus de le faire savoir au préalable.

En juillet 2015, l'avocat de M. Bain, Alan Guttman, avait fait savoir aux journalistes qu'il allait présenter une défense de non responsabilité criminelle en raison de troubles mentaux pour son client.

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