POLITIQUE

Enquête sur les Autochtones disparues: la police sera écorchée, prévient l'APN

01/06/2016 01:25 EDT | Actualisé 01/06/2016 01:25 EDT

Le chef de l'Assemblée des Premières Nations prévient les policiers canadiens qu'ils risquent bien d'être écorchés lors des travaux de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

Invité à prendre la parole, mercredi, lors d'une conférence de l'Association canadienne des chefs de police, à Winnipeg, Perry Bellegarde a prévenu les directeurs de police qu'on infligerait des blâmes sévères lors de ces audiences. Et bien des gens, a-t-il dit, critiqueront alors le travail des policiers dans les cas de disparitions de femmes et de filles autochtones au pays.

M. Bellegarde a suggéré aux policiers d'être prêts à accepter le fait qu'ils devront bien, éventuellement, améliorer leurs pratiques.

Le président de l'Association canadienne des chefs de police, Clive Weighill, a admis que certaines critiques étaient parfaitement justifiées. Ce chef de la police de Saskatoon a cependant précisé que les policiers avaient modifié leur approche depuis une dizaine d'années dans les cas de disparitions de femmes autochtones.

Bien que les femmes autochtones forment quatre pour cent de la population féminine canadienne, elles représentent 16 pour cent des femmes assassinées au Canada entre 1980 et 2012, indique le gouvernement fédéral. Dans un rapport publié en 2014, la Gendarmerie royale du Canada recensait 1181 cas de femmes et de filles autochtones disparues et assassinées depuis 30 ans.

En décembre dernier, le premier ministre Justin Trudeau annonçait la tenue d'une commission d'enquête nationale, comme il l'avait promis en campagne électorale et comme le précédent gouvernement conservateur se refusait d'accorder. Le gouvernement fédéral vient de clore l'étape du processus de consultations visant à définir les paramètres de cette enquête.

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