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Réforme du travail en France: Manuel Valls ouvre la porte à des amendements

26/05/2016 07:40 EDT

Des milliers de débardeurs ont envahi jeudi une place publique devant la mairie de la ville portuaire française du Havre pour dénoncer l'intention du gouvernement Hollande de réformer le milieu du travail.

Les manifestants ont lancé plusieurs bombes fumigènes, ce qui a inondé le secteur d'une fumée multicolore. Certaines bombes ont été lancées dans des fontaines, donnant naissance à des geysers d'eau.

Des manifestants se sont également rassemblés au coeur de la ville portuaire de Harfleur, où ils ont lancé des feux d'artifice et fait retentir des avertisseurs pneumatiques. Ils avaient aussi incendié des pneus pour bloquer le pont de Normandie, une structure longue de deux kilomètres qui enjambe la Seine.

Ces manifestations s'inscrivent dans le cadre d'une journée nationale de contestations de cette réforme, qui vise à rendre la France plus concurrentielle mondialement en allongeant la semaine de travail et en facilitant les mises à pied.

Le secrétaire d'État chargé des Transports, Alain Vidalies, a assuré jeudi que les grèves qui touchent les raffineries et les centrales nucléaires ne laisseront pas le pays sans carburant et sans électricité. M. Vidalies a déclaré sur les ondes de la radio Europe-1 que "nous ne risquons pas d'en manquer".

Il a toutefois dû reconnaître que la situation demeure "tendue" au pays, puisque cinq des huit raffineries françaises sont en grève et qu'une sixième est fermée pour entretien. M. Vidalies a ensuite dit que l'approvisionnement des stations d'essence s'est légèrement amélioré jeudi grâce à des "acheminements massifs" de carburant la veille.

Il a également assuré que la grève qui touche les centrales nucléaires ne laissera pas le pays dans le noir, puisque la France peut importer de l'électricité au besoin.

Le premier ministre Manuel Valls a ouvert la porte à des modifications de la réforme, mais il a répété que le gouvernement n'a aucune intention d'y renoncer. M. Valls a déclaré sur les ondes du réseau de télévision BFM qu'il pourrait y avoir des "améliorations et des modifications", mais il n'a pas fourni plus de détails.

Il a dit que le "coeur" du projet de loi sera préservé et que son retrait est impossible. Les leaders syndicaux ont immédiatement rejeté ses propos et de nouveau réclamé l'abandon pur et simple du projet.

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