POLITIQUE

Des infirmières forcées à faire du temps supplémentaire, dénonce Amir Khadir

08/05/2016 07:08 EDT | Actualisé 08/05/2016 07:09 EDT
ERproductions Ltd via Getty Images
Nurse rubbing her forehead in hospital

Le député de Québec solidaire Amir Khadir dénonce le fait que des infirmières soient contraintes d'effectuer du temps supplémentaire dans certains hôpitaux de la province pour combler le manque de personnel.

En entrevue avec La Presse Canadienne, dimanche, M. Khadir a souligné que l'accumulation d'heures supplémentaires peut nuire à la qualité du travail effectué par les infirmières.

Cette situation met à risque les infirmières elles-mêmes _ qui sont ainsi en proie à l'épuisement professionnel _ et leurs patients en raison du risque accru d'erreurs, s'indigne-t-il.

Selon M. Khadir, la dégradation des conditions de travail des infirmières découle des coupes budgétaires des dernières années qui ont mené à "une gestion déshumanisée" du système de santé.

Le député solidaire cite en exemple l'hôpital Pierre-Le-Gardeur, situé à Terrebonne dans Lanaudière, où il pratique lui-même la médecine.

Il soutient que les infirmières du département de chirurgie sont régulièrement forcées d'effectuer du temps supplémentaire, surtout pour les quarts de soir et de nuit.

"Contrairement aux médecins, ces infirmières ne demandent pas une augmentation de salaire (...). Tout ce qu'elles demandent, ce sont des conditions de travail qui ne les mettent pas en danger elles, et qui ne mettent pas en danger leurs patients", poursuit M. Khadir.

"Les employés sont épuisés, les demandes de congés de maladie explosent et le personnel a de plus en plus recours aux anxiolytiques et antidépresseurs pour surmonter l'épuisement et le découragement", s'alarme-t-il.

Le député de Mercier demande au ministre de la Santé Gaétan Barrette d'octroyer les budgets nécessaires pour que les hôpitaux puissent ouvrir de nouveaux postes d'infirmières à temps plein.

"Je vais le talonner", a-t-il lancé.

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