POLITIQUE

L'Alberta plaide sa cause devant le cabinet Trudeau (VIDÉO)

25/04/2016 07:38 EDT | Actualisé 25/04/2016 07:38 EDT

La première ministre de l'Alberta, Rachel Notley, est sortie de sa rencontre avec les ministres fédéraux réunis à Kananaskis sans avoir obtenu d'engagement concret. Elle croit toutefois qu'elle a su plaider la cause de sa province, notamment sur le controversé dossier des pipelines.

Un texte de Madeleine Blais-Morin

Les ministres du gouvernement de Justin Trudeau sont réunis depuis dimanche soir, à Kananaskis, au pied des Rocheuses.

Le premier ministre, qui tient à ce que son Cabinet sorte de la bulle d'Ottawa, veut se montrer à l'écoute des préoccupations de l'Alberta, durement touchée par la baisse des prix de l'énergie. « De réfléchir à ce qui se passe ici et comment un gouvernement fédéral peut jouer un rôle très positif », a-t-il précisé.

Ce n'est pas dans ce centre de villégiature où l'on constate réellement l'ampleur du ralentissement économique. Mais la première ministre Notley leur en a donné la mesure.

«J'ai plaidé, encore une fois, voulant que la santé économique de l'Alberta est liée à celle du Canada.» - La première ministre de l'Alberta, Rachel Notley

Selon elle, les pipelines font partie de l'équation pour acheminer le pétrole vers d'autres marchés.

Rachel Notley a aussi à nouveau déploré que la ville d'Edmonton soit exclue de la bonification de l'assurance-emploi.

Le ministre des Finances Bill Morneau n'a pas semblé enclin à permettre à la capitale albertaine de faire partie de la liste de régions admissibles à un régime plus généreux. « C'était notre décision de faire les mesures comme nous les avons faites. Mais bien sûr, nous continuerons de regarder ce qu'on peut faire avec nos autres mesures pour la province », a-t-il répondu.

Aucun engagement concret

Rachel Notley est ressortie de la rencontre sans engagement concret, mais ne se dit pas particulièrement déçue pour autant. « Je voyais que cette rencontre était l'occasion de plaider la cause de l'Alberta devant le Cabinet fédéral, ce qui est assez rare », a-t-elle soutenu.

Le gouvernement Trudeau demeure prudent lorsqu'il est question de pipelines, laissant d'abord le soin à l'Office national de l'énergie d'étudier les projets, notamment celui d'Énergie Est.

Pour le gouvernement Trudeau, la retraite fermée à Kananaskis est l'occasion de réfléchir à ce qui a été accompli depuis son arrivée au pouvoir, il y a six mois, et surtout à ce qu'il reste à faire.

Le dossier des pipelines montre à quel point, il reste des enjeux controversés à régler.

Voir aussi:

Le premier cabinet de Justin Trudeau


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