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Milya et Shanti Corbeil-Gauvreau : sœurs, comédiennes et amies!

24/04/2016 08:34 EDT | Actualisé 24/04/2016 08:34 EDT
Courtoisie Fondation Variety

Milya Corbeil-Gauvreau a 13 ans, sa sœur Shanti en a 11. Elles sont toutes deux comédiennes et, conséquence de leur maigre différence d’âge, elles auditionnent souvent pour les mêmes rôles. Mais n’allez pas croire qu’elles entretiennent une rivalité! Car, avant d’être de jeunes actrices professionnelles, les frangines sont avant tout de bonnes amies.

«On a le même casting, laisse savoir Shanti. On s’est souvent retrouvées l’une contre l’autre en auditions, si on peut le dire ainsi, mais je ne me suis jamais dit que je voulais être meilleure que ma sœur, pas du tout. On est contentes pour l’autre si l’une décroche un rôle.»

«On apprend nos textes ensemble», renchérit Milya.

«C’est sûr qu’on a parfois des chicanes, mais on n’est tellement pas en compétition, insiste Shanti. On s’amuse ensemble.»

La bouille de Shanti Corbeil-Gauvreau s’est fait remarquer, dans la dernière année, dans le film Paul à Québec, où elle interprétait la petite fille de François Létourneau et Julie Le Breton, et dans la série Ruptures, où son personnage était au cœur du premier litige familial de la saison. Daniel Parent et Isabelle Guérard incarnaient ses parents. Elle était aussi de la distribution de L’ange gardien, de Jean-Sébastien Lord, auprès de Guy Nadon et Marilyn Castonguay. Elle exerce son métier depuis l’âge de quatre ans.

Milya, de son côté, a tenu des rôles dans des court-métrages, dans le long-métrage Les démons, de Philippe Lesage, et elle personnifiera Nelly Arcan adolescente dans Nelly, œuvre de la réalisatrice Anne Émond, inspirée de la vie de la défunte romancière Nelly Arcan, qui devrait prendre l’affiche au cinéma en novembre.

Cirque et jeu

Avec une maman designer d’intérieur et un papa chargé de projet, les deux gamines, qui ont grandi et vivent toujours à Montréal, n’étaient pourtant pas nécessairement prédestinées à faire carrière devant les caméras.

«On regardait la télé et on se demandait pourquoi d’autres enfants pouvaient y être, et pas nous, relate Shanti. Pourquoi eux avaient le droit? Notre mère nous a expliqué, et on a dit que, nous aussi, on voulait faire ça. Milya a été la première à passer des auditions et décrocher des contrats, et j’ai voulu suivre ses traces. Finalement, on adore ça!»

«On capotait «ben raide» sur le film High School Musical, se souvient Milya. On chantait les chansons dans notre salon, sur nos divans, on voulait faire comme le personnage principal, Gabriella (que jouait Vanessa Hudgens). On ne savait même pas qu’on avait ce talent-là! On a pris des cours, on s’est beaucoup pratiquées.»

«… et finalement, on veut faire ça de notre vie, même sans aucun autre lien familial dans le milieu artistique», complète Shanti.

Les deux jeunes filles ne cessent d’ailleurs jamais d’approfondir leurs connaissances. Milya fréquente l’école secondaire Robert-Gravel, un établissement spécialisé dans les arts dramatiques, où Shanti espère aussi faire ses études secondaires.

Elles suivent aussi des cours à l’École nationale de cirque, 13 heures par semaine, depuis quatre ans dans le cas de Milya et trois ans de celui de Shanti. En plus d’y exercer la danse et la gymnastique, elles y ont développé des talents qui leur sont propres : alors que Shanti adore la discipline clownesque, Milya se distingue dans les acrobaties. Mais ce n’est pas demain que les deux passionnées abandonneront le jeu pour aller faire tourner des ballons sur leur nez à temps plein, trop entichées qu’elles sont des plateaux de télévision et de cinéma.

«Sur Paul à Québec, j’ai eu 30 jours de tournage, indique Shanti. Ça m’a vraiment permis de voir comment une équipe de tournage fonctionne. Pour moi, ce n’est vraiment pas un travail. C’est surtout un loisir, parce que j’adore ça. C’est tellement le fun! Pour Paul à Québec, c’a parfois été difficile, j’avais de gros textes, des tournages de nuit, mais j’ai adoré ça, et ça m’a donné envie d’en faire encore plus!»

«Dans Nelly, j’avais des scènes un peu osées, qui m’ont mise mal à l’aise, mais Anne Émond m’a tellement rassurée, précise Milya. Sur les tournages, tout le monde est tellement gentil! C’est difficile de se séparer, à la fin.»

Amélie et compagnie

Shanti Corbeil-Gauvreau a un engagement de taille en vue de l’été 2016 : elle tiendra le rôle principal de la nouvelle émission jeunesse Amélie et compagnie, une production ontarienne qui sera diffusée à TFO. Elle passera la saison chaude à Sudbury, «à neuf heures de route de Montréal». «Je ne verrai pas souvent ma famille cet été, mais je suis prête à le faire», signale sagement la principale intéressée.

Amélie et compagnie suivra les péripéties de la coquine Amélie (Shanti), de son chat parlant, Newton, et de sa horde de camarades, qui tenteront de ressusciter un refuge pour animaux d’abord mis sur pied par la maman décédée d’Amélie. Un maire sans scrupules tentera de leur barrer la route, mais Amélie et les siens auront, bien sûr, plus d’un tour dans leur sac.

«Ce sera un tournage avec beaucoup d’enfants de mon âge. J’ai très hâte», s’enthousiasme Shanti.

Cette dernière a par ailleurs été la présentatrice officielle, le jeudi 7 avril dernier, de la soirée de lancement du volet québécois de la Fondation Variety, qui vient en aide aux enfants malades ou démunis en apportant du support directement à eux-mêmes et à leur famille.

«J’aime savoir que des enfants vont être aidés grâce aux dons que les gens peuvent faire, commente Shanti à propos de la Fondation Variety. On sait que l’argent va aller directement aux enfants qui habitent près de chez nous, et je trouve ça vraiment bien.» Lisez ici notre reportage sur la Fondation Variety Québec.