BIEN-ÊTRE

Odeyalo : quand style et confort se rencontrent

20/04/2016 03:00 EDT | Actualisé 21/04/2016 10:05 EDT
Courtoisie

Si a priori rien ne les prédisposait à travailler ensemble Marie-Ève Proulx et Yana Gorbulsky sont les membres d’un duo du tonnerre. Ensemble, les filles d’Odeyalo ont une mission commune : faire des vêtements conçus pour être aussi confortables que beaux.

Celles qui se décrivent comme « complémentaires » ont bâti une collection de vêtements « en beau mou », qui s’inscrivent en plein dans la tendance actuelle du athleisure. Elles affirment avoir trouvé une niche que peu de gens ont encore exploitée au Québec. « Des vêtements qui s’adressent aux travailleurs autonomes et pour le voyage, ce n’est pas un créneau qui est très bien desservi. Oui, on trouve des pièces magnifiques et tendance produites localement mais les vêtements de base ultra confo avec style, il y en a peu », soutient Marie-Ève.



« Quelque chose que tu n’as pas honte de porter à l’extérieur, la pièce qu’on peut mettre autant à l’intérieur qu’à l’extérieur juste en changeant de chaussure », souligne Marie-Ève Proulx, quand on lui demande de décrire le vêtement parfait pour travailler de la maison.

Parce que le but de Marie-Ève et de Yana, c’est de créer des vêtements pour la population grandissante de travailleurs autonomes.



Un duo hors du commun

À première vue, si leur association était plutôt improbable un désir commun d’être « couvertes de flanelle » les a unies. Le nom de leur compagnie s'inspire d'ailleurs de cette aura de confort, odeyalo signifiant « couverture » en russe. « Nous nous sommes rencontrées il y a longtemps à travers des amis communs, mais cet été Marie-Ève m’aidait avec mes vêtements de bébé. On coupait la flanelle que j’utilisais toujours pour les vêtements de bébé et on se disait que ça avait tellement l’air confortable », raconte Yana, dont la collection pour enfants, Supayana, est la première occupation.

«Yana c’est un one-woman show, elle est self-taught, elle n’a jamais étudié en mode et tout bâti d’elle-même. J’ai été surprise de savoir que pendant ces années-là, elle travaillait seule là-dessus. Moi c’est l’opposé! J’ai travaillé juste pour des grosses compagnies, des compagnies vraiment hiérarchiques, avec des échéanciers, toute la production se faisait en Chine, c’était un environnement différent », souligne Marie-Ève, qui a travaillé pour des grandes compagnies comme Dynamite et Buffalo.

Toutes les deux éloignées de leur zone de confort, elles ont réussi à créer une collection d’une quinzaine d’articles en quelques mois à peine qui crée déjà le buzz. Ce qui explique leur succès selon elles? « C’est parce qu’on le fait avec notre cœur. On a juste été avec notre cœur de A à Z. »


Les vêtements Odeyalo


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